Le candidat du Parti québécois dans la circonscription de L’Acadie, Frédéric Lapointe, fait le saut en politique pour faire progresser le score péquiste. (Photo: Martin Alarie)
Frédéric Lapointe compte améliorer le score péquiste
Candidat du Parti québécois dans L’Acadie
Frédéric Lapointe se présente comme candidat pour le Parti québécois dans la circonscription de L’Acadie, une circonscription traditionnellement libérale dans laquelle il compte faire progresser les résultats de la formation souverainiste.
«C’est dans l’intérêt des citoyens de L’Acadie de briser cette confiance infinie que les libéraux ont dans la fidélité de leurs électeurs. Si le PQ fait un bon score le 26 mars, les députés libéraux vont recevoir le message et vont se préoccuper davantage de leurs citoyens», indique le conseiller en évaluation à l’Université de Montréal au cours d’un entretien téléphonique mardi.
Il est conscient du défi que représente son élection dans L’Acadie. En 2003, les péquistes avaient récolté 6702 votes contre 23 211 pour les libéraux.
Frédéric Lapointe fera notamment face à l’ex-journaliste de Radio-Canada, Christine St-Pierre, qui se présente pour le Parti libéral. Celle-ci tente sa chance à la place du député libéral sortant, Yvan Bordeleau, qui ne sollicitera pas un cinquième mandat.
Dans sa lutte contre Mme St-Pierre, le candidat âgé de 33 ans, qui réside à Ahuntsic, est confiant. «Pour faire de la politique, il faut avoir fait plus que du journalisme. Il faut avoir vécu avec les problèmes des gens. Je me trouve davantage préparé pour la fonction de député», soutient M. Lapointe, un des membres fondateurs de plusieurs organisations pour jeunes, tel que Force Jeunesse.
Priorités locales
Parmi ses priorités, Frédéric Lapointe, cite l’importance d’établir un dialogue avec les communautés culturelles, ainsi que le vote des jeunes. «Les jeunes ont très peu voté lors de la dernière élection. On dit que 25% des moins de 25 ans ont participé. Notre point principal est de leur dire que s’ils ne votent pas, leurs intérêts ne seront pas défendus», mentionne celui qui a été président de la Fédération étudiante universitaire du Québec de 1992 à 1993.
M. Lapointe fait ici référence aux hausses des frais de scolarité et aux 103 millions de dollars retirés des bourses pour les étudiants par les libéraux. «Le simple fait que le taux de participation des moins de 25 ans soit plus élevé à cette élection-ci va envoyer un message aux politiciens indiquant que les jeunes se préoccupent de la démocratie», soutient-il.
Son programme est de plus axé vers l’ajout de places dans les Centres de la petite enfance, les aidants naturels en manque de ressources et la défense des droits des locataires de la Place L’Acadie et de la Place Henri-Bourassa.
Dans ce dernier dossier, il déplore que le député libéral sortant, Yvan Bordeleau, n’ait jamais offert de soutien à ces concitoyens dans le besoin. «Bien sûr, il s’agit d’un dossier municipal, mais je suis d’avis qu’un député doit se préoccuper de défendre les droits de ses citoyens», a signifié M. Lapointe.