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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Christine St-Pierre passe devant la caméra

Alexandre Gauthier par Alexandre Gauthier
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Article mis en ligne le 24 février 2007 à 23:00
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Christine St-Pierre passe devant la caméra
Candidate pour le Parti libéral dans l’Acadie, Christine St-Pierre s’est livrée en toute intimité. (Photo: Jacques Pharand)
Christine St-Pierre passe devant la caméra
Fille d’aviculteur, élevée sur une ferme, étudiante en sciences sociales puis journaliste à Radio-Canada pendant 31 ans, Christine St-Pierre est plus qu’une candidate libérale à l’élection provinciale du 26 mars, dans la circonscription de l’Acadie. C’est une femme d’engagement qui connaît bien la politique.
«Mon père a été maire de Saint-Roch-des-Aulnaies, un petit village de 900 âmes que mes ancêtres ont fondé dans le bas du fleuve, et il s’identifiait au parti de l’Union nationale», raconte fièrement l’ex-journaliste, attablée pour le petit-déjeuner dans un restaurant du boulevard l’Acadie, mercredi matin.
Jean Charest et l’Afghanistan
À 53 ans, Christine St-Pierre dit avoir fait le tour du jardin comme journaliste, un métier qui lui a aussi permis de couvrir les Jeux olympiques de Salt Lake City. Elle a donc décidé d’accepter l’offre de Jean Charest de se lancer en politique.
«La perspective de devenir députée m’emballe beaucoup. Je passe de l’observation de la scène politique à l’action. C’est un cheminement logique dans ma carrière. Le journalisme a été un bon camp d’entraînement pour la politique», estime-t-elle.

Avant de passer de journaliste à candidate aux élections, Mme St-Pierre a pris le temps de réfléchir. «C’était à la fois difficile et euphorique. J’ai eu besoin de marches au grand air et de penser à mon père afin de me décider», révèle-t-elle.

Alors qu’elle était journaliste, Christine St-Pierre a écrit une lettre dans un quotidien pour appuyer la mission canadienne en Afghanistan, dérogeant ainsi à une politique de son employeur, et suscitant de vives réactions chez ses collègues.

«Cette lettre était un cri du cœur, plus fort que moi, afin de rendre hommage aux soldats. Un geste à la fois humanitaire et féministe, mais aucunement politique. Je maintiendrai toujours ces propos, même si je n’aurais pas dû le faire en raison de ma fonction», avoue-t-elle après réflexion.

«C’est révélateur, puisque ça m’a poussé à repenser mon avenir. J’ai pensé faire un documentaire ou aller en affaires publiques. J’ai même approché un éditeur pour écrire un livre sur le 400e anniversaire de Québec. L’appel de la politique est venu s’ajouter à tout cela», ajoute-t-elle sans prétention.

Mme St-Pierre a déjà rencontré les membres de l’Association libérale provinciale de l’Acadie, le député sortant Yvan Bordeleau, qui ne sollicitera pas un cinquième mandat, et la mairesse d’Ahuntsic-Cartierville, Marie-Andrée Beaudoin. Elle a ainsi voulu se familiariser avec les enjeux et les projets dans la circonscription.

«On m’a beaucoup parlé du redéploiement du secteur Chabanel, mais je vais étudier les dossiers avant de dévoiler mes engagements», prévient-elle sagement.

Confiante du jugement des électeurs de l’Acadie, qu’elle désire rencontrer au cours des prochaines semaines afin de connaître leurs préoccupations, Christine St-Pierre souhaite travailler sur la condition féminine et améliorer l’image des politiciens. En cas de défaite, elle pourrait exercer un métier autre que celui de journaliste. «On verra le 26 mars», lance-t-elle en guise de conclusion.

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