Port de symboles religieux dans la fonction publique
La députée St-Pierre explique sa position
Lors d’un récent entretien avec le Courrier Bordeaux-Cartierville, la députée de l’Acadie et ministre de la Condition féminine, Christine St-Pierre, a donné plus de détails quant à sa prise de position par rapport au refus d'interdire le port du voile islamique ou d’autres signes religieux chez les employés de l’État.
Au milieu du mois dernier, la ministre avait mentionné qu’elle partageait la position de la Fédération des femmes du Québec, ce qui avait soulevé la controverse lors de la période de questions à l’Assemblée nationale.
«Nous désirons transmettre la tolérance et puisque présentement nous vivons une paix sociale, je crois que nous devons accepter que les gens affichent leurs croyances», explique Mme St-Pierre.
Elle ajoute toutefois que le débat n’est pas clos et qu’il reste encore bien des choses à discuter. «Si nous décidons d’interdire tous signes religieux, nous allons devoir enlever le crucifix à l’Assemblée nationale, car il faut être constant, mais je ne suis pas certaine que les Québécois l’accepteraient.»
La députée précise que de toute façon, une interdiction dans la fonction publique n’empêcherait pas les gens de s’afficher sur la voie publique.
Une chose est sûre pour la ministre, le Québec est un endroit où l’égalité entre les hommes et les femmes règne. «C’est une valeur que les immigrants doivent épouser en s’installant ici et ce n’est pas négociable. D’ailleurs, je crois que nous devrions passer plus de temps à en faire la promotion qu’à se chicaner.»