(Photo d'archives)
La conseillère Eloyan se défend
Noushig Eloyan s'est dite renversée par ce qu'elle qualifie de «coup de force» tenté par la mairesse en toute fin de séance relativement à ses échanges avec Aéroports de Montréal.
«La mairesse prétexte une inexactitude technique dans la proposition que j’ai faite adopter pour, à la fois me discréditer et tenter de récupérer les retombées politiques qu’elle escompte de la victoire que nous avons remportée l’été dernier en obligeant ADM à suspendre ces vols», a déclaré Mme Eloyan à la sortie du conseil.
On se souviendra qu’ADM avait annoncé en juin dernier, la suspension de la procédure de virage à gauche au décollage au-dessus de Saraguay. ADM avait de plus estimé que cette suspension entrerait en vigueur en septembre. «Comment peut-elle m’accuser de faire reculer la cause des citoyens alors que nous avons remporté une victoire presque inespérée?», s’est-elle demandé.
Un mauvais prétexte
Mme Eloyan a expliqué que tous les vols de nuit au-dessus de Saraguay se font selon la procédure du virage à gauche à 90 degrés lors du décollage c’est pourquoi, même dans ses propres procès-verbaux du comité sur le climat sonore ou dans sa correspondance, l’ADM utilise l’un ou l’autre des deux termes, soit vol de nuit ou décollage avec virage à 90 degrés.
«Mme Beaudoin est plus sensible à la susceptibilité du président et du directeur général d’ADM qu’à l’exaspération légitime des résidents», a commenté Noushig Eloyan. Ma résolution faisait directement échos à la déception des résidents devant ces promesses non tenues, eux, qui ne peuvent plus profiter de nuits paisibles depuis plus de deux ans.»
Quant au ton de sa lettre qui accompagnait la résolution qu’elle a transmise à tous les membres du Comité consultatif sur le climat sonore de l’Aéroport Pierre-Elliot-Trudeau, il était, selon Mme Eloyan, conforme à la déception que ces retards avaient engendrée et surtout à l’exaspération des gens devant les raisons présentées par ADM à ceux qui se plaignaient. (V.L.)