Des citoyens ont profité de la présence de la mairesse Marie-Andrée Beaudoin pour se prononcer sur l’embellissement, la mise en valeur et le renouvellement économique du quartier.(Photo: Martin Alarie)
Objectif revitalisation
Les détails du plan de Revitalisation Urbaine Intégrée de Laurentien / Grenet
Si le soleil printanier n’a pas joué en faveur du taux de participation, il y avait tout de même une vingtaine de personnes au café-rencontre de la RUI du territoire Laurentien / Grenet, dimanche dernier. Des citoyens qui ont profité de la visite de la mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville pour se prononcer sur l’embellissement, la mise en valeur et le renouvellement économique du quartier.
le projet de Revitalisation Urbaine Intégrée (RUI) du secteur Laurentien / Grenet s’attaque à plusieurs fronts. Une stratégie expliquée par la mairesse Marie-Andrée Beaudoin à l’occasion du second café-rencontre, présenté en collaboration avec le Conseil local des intervenants communautaires (CLIC).
«La démarche a commencé il y a trois ans. C’est un projet qui me tient à cœur et que je suis depuis le début», a déclaré la mairesse à l’ouverture de la rencontre. «Huit zones de RUI ont été identifiées à Montréal et nous nous sommes engagés pour cinq ans, peut-être même dix, face à ces secteurs défavorisés», a-t-elle indiqué, en précisant que le plan d’urbanisme de la Ville est un tout cohérent, dans lequel le projet local représente un chapitre.
Un quartier à revitaliser
Le secteur Laurentien / Grenet ─ qui s’étend à l’est du boulevard Laurentien jusqu’à O’Brien, délimité au nord et au sud par les boulevards Gouin et Henri-Bourassa ─ figure parmi les huit zones de RUI. Propreté du quartier, revitalisation des parcs, circulation, situation économique et autres, les résidants ont communiqué leurs observations et leurs recommandations sur les dossiers qui nécessitent une intervention. @R:«Là où on peut agir, on va le faire», a déclaré Mme Beaudoin. «On a investi pas moins de 13 millions de dollars dans les parcs et nous allons travailler à l’aménagement d’espaces verts, en plus de procéder à des améliorations physiques pour créer des milieux de vie dynamiques et agréables», a-t-elle souligné.
Stimuler l’économie
Un des principaux points chauds : la faiblesse de l’activité économique et la nécessité de favoriser l’investissement local, pour éviter le statut de zone de transit. Les citoyens s’inquiètent de la migration des commerces vers Saint-Laurent et de l’absence d’initiatives pour contrer ce phénomène. «Il faut encourager l’innovation, l’audace et le dynamisme de l’économie locale, en créant de l’emploi et de la richesse, puis en canalisant le tout chez nous», a fait remarquer la mairesse.
Des questions relatives au Centre d’activités physiques et sportives (CAPS) ont aussi fusé dans la salle. Le projet finira-t-il par voir le jour? «Ça prenait 15 millions pour permettre la réalisation du CAPS et nous sommes allés chercher les sous. Les gens peuvent maintenant être assurés que la grue sera officiellement sur le terrain en 2009», a annoncé Mme Beaudoin, en insistant sur les services et les ressources offerts à la communauté pour favoriser l’appropriation du secteur. Puis, elle a convié les citoyens à prendre part à la consultation publique sur le plan de circulation, qui se tiendra au début du mois de mai.
Les organismes en coalition
Invitées à venir présenter les programmes mis sur pied par les acteurs communautaires, Évelyne Boissoneault, de l’éco-quartier Cartiervillle et Véronique Scott, intervenante chez Tandem, un organisme qui œuvre pour la sécurité de la population, ont expliqué les rôles respectifs qu’ils joueront dans la RUI du secteur Laurentien / Grenet. Les grandes lignes de Unis verts urbains et En sécurité dans mon quartier ont été présentées, des projets qui mettent l’accent sur l’environnement et le sentiment de sécurité au cœur de la vie de quartier.
«Il y a tellement à faire pour revitaliser le secteur que je pourrais écrire au moins deux pages sur le sujet», rapporte Mme Meunier, une résidante de Bordeaux-Cartierville depuis 75 ans. «On a plusieurs beaux parcs, mais il y a un manque au niveau de l’entretien et de la surveillance. Je ne laisserais plus mes portes débarrées comme dans le temps», confie la dame, nostalgique d’une autre époque. «Nous étions alors un quartier favorisé et les commerces étaient plus florissants», se souvient-elle.
Quand concrétisation rime avec concertation
Des initiatives concrètes, voilà ce que réclame la population. Une demande à laquelle la mairesse se dit prête à répondre, en concertation avec les citoyens. «Dans l’arrondissement, on a pris un virage vert quant à l’environnement et au développement durable. Vous pouvez compter sur la part de la Ville, mais la clé du succès réside dans la mobilisation. Il faut briser l’isolement et encourager la participation sociale, car la RUI est une stratégie d’intervention concertée qui se réalise ensemble. On parle d’une démarche du bas vers le haut, pour vous et par vous», a rappelé Marie-Andrée Beaudoin, en lançant un appel à l’implication citoyenne.
Un dossier à suivre au troisième café-rencontre, qui aura lieu à la fin du mois d’avril.