Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne | Weblocal
Courrier Bordeaux-Cartierville
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Des logements providentiels

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 24 février 2008 à 3:20
Soyez le premier à commenter cet article
Des logements providentiels
D’immeuble de chambres pour les religieuses, le 12 430, de la Miséricorde sera transformé en 64 trois-et-demie pour les personnes âgées en perte d’autonomie. (Photo: Martin Alarie)
Des logements providentiels
C’est dans l’air du temps: les communautés religieuses perdent de leur ampleur d’antan, alors que la proportion de retraités dans la société ne cesse de croître. Ces deux phénomènes sans lien apparent sont à l’origine d’un projet immobilier de logements à prix modique destinés aux personnes âgées. La Villa Raimbault sera aménagée dans un ancien édifice des Sœurs de la Providence.
C’est en voyant leur congrégation diminuer en nombre que les sœurs de la Providence ont décidé de vendre leur Villa du Rosaire. D’après la conseillère Jocelyn Ann Campbell qui a porté le dossier de la Villa Raimbault à la Ville de Montréal, les sœurs avaient choisi d’attendre afin de vendre leur propriété du 12 430, de la Miséricorde à un organisme sans but lucratif.

L’occasion s’est présentée quand le CSSS de Bordeaux-Cartierville a initié un projet d’aménagement de logements abordables pour des personnes âgées et plus en perte d’autonomie. Selon le docteur Robert Laurin, président du conseil d’administration de Villa Raimbault, l’immeuble comprendra 64 appartements de trois pièces chaque, dont une partie sera subventionnée afin d’offrir un loyer représentant 85% de la moyenne du quartier.

«Ça répond à un besoin de la communauté. On a dans le quartier une proportion de personnes âgées qui dépasse la moyenne de Montréal», affirme le Dr Laurin. Il existe déjà des résidences, dont certaines sont privées, destinées à des personnes complètement autonomes ou non-autonomes, mais «rien n’est en place pour les personnes en perte d’autonomie», précise M. Laurin. La perte d’autonomie est définie par une certaine indépendance freinée par certaines difficultés à se déplacer, à faire ses repas, … Le CSSS s’occupera de déterminer qui pourra habiter la Villa Raimbault.

Aucun personnel médical ni préposé ne sera sur place en permanence. L’établissement sera toutefois doté d’une cafétéria, où les résidants devront prendre au moins un repas par jour, ainsi que de salles communautaires et de buanderies. L’extérieur sera également aménagé pour que les résidents puissent en profiter. «Une attention particulière a été apportée aux plans d’aménagement paysager. Il s’agit en outre d’un bel exemple d’intégration urbaine, car on veille à préserver l’architecture de cette belle propriété», mentionne Mme Campbell.

La vente n’est pas encore conclue, mais cela devrait se faire sous peu, assure Robert Laurin. Les fonds viendront de la Ville de Montréal et du gouvernement du Québec, qui remplit ainsi une partie de sa promesse de créer 2000 logements à prix modique à travers la province. «Pour nous, c’est un projet clé en main, explique M. Laurin. Le promoteur nous présente des plans et devis que nous approuvons; il achète l’édifice, fait les travaux, et nous rachèterons tout une fois les rénovations terminées.» Ce processus est facilité par le groupe de ressources techniques en habitation Bâtir son quartier, qui agit comme négociateur auprès de la Ville et de l’entrepreneur. Bâtir son quartier se retirera une fois que tout sera finalisé, et le conseil d’administration sera en charge de la gestion et de l’administration de l’immeuble.

Lors du conseil d’arrondissement de février, où Mme Campbell avait annoncé la concrétisation du projet de Villa Raimbault, les membres de la communauté s’en étaient réjouis. Cependant, selon le Docteur Laurin, le projet ne risque pas de faire des petits dans le quartier de sitôt. «C’est un cas unique. On a dû aller se battre à l’hôtel de ville pour obtenir nos 64 unités. On a eu le bonheur d’être choisis, d’une part, parce qu’on a démontré l’existence d’un besoin réel et d’autre part, grâce au sérieux du conseil d’administration», dit-il.

La Villa Raimbault devrait être habitable dans un an, soit en février 2009.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Vos commentaires

Nom complet:
(requis)


Adresse courriel:


Vos commentaires :
(requis)


Svp inscrire le mot affiché ci-dessus Impossible de lire le mot?

Svp inscrire le mot affiché ci-dessus:


Chez nos voisins


La question du net

  • Êtes-vous satisfaits des services de collecte de déchets et des matières recyclables pendant la période des Fêtes?
  • Oui
  • Non
  • Ça m'indiffère

Liens