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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Des produits chimiques... dans mon eau en bouteille?

Article mis en ligne le 15 février 2008 à 13:30
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Des produits chimiques... dans mon eau en bouteille?
Même si on les a longtemps crues meilleures pour la santé, les bouteilles de plastique rigide relâchent des particules très nuisibles pour la santé. (Photo: Courtoisie)
Des produits chimiques... dans mon eau en bouteille?
Plus de 70 000 produits chimiques sont sur le marché afin de faciliter notre vie. En ne tenant compte que des additifs alimentaires, on peut en dénombrer plus de 1000. On compte même sur cette chimie pour bien vivre. Mais le risque n'est pas toujours connu de la population. D’ailleurs, on s’attend à ce que les responsables gouvernementaux puissent nous aider dans la recherche de produits sécuritaires. Mais comment s’y retrouver?
La semaine dernière, les médias ont beaucoup parlé du problème des biberons de plastiques qui relâcheraient des substances nocives, soit des bisphénols A, qui agissent comme des hormones dans le corps. C’est ce que les scientifiques appellent des «perturbateurs endocriniens». Les bisphénols A font partie intégrante du plastique polycarbonate (identifié par le code de recyclage 7 PC). Ce plastique relâche constamment entre 4 et 8 parties par milliard. Ce chiffre semble incroyablement faible, mais il faut comprendre que les hormones qui régissent notre corps sont mille fois moins nombreuses dans notre propre système. Par ailleurs, les scientifiques ont découvert, avec les perturbateurs endocriniens, que la dose ne fait pas toujours le poison, puisque de faibles doses ont un impact alors que de grandes doses n’en ont pas.

Le corps humain est assez complexe et comprend plusieurs organes qui sécrètent des hormones (insuline, hormones de croissance, testostérone, œstrogène, etc.) Ce sont donc des hormones qui déclenchent la puberté, la production d’insuline, les règles, etc. Quand les hormones proviennent d’une source externe, c’est une forme de pollution puisque la concentration est supérieure à celle normalement rencontrée dans le corps humain.

Lors d’études sur les animaux de laboratoire, on a découvert que les fœtus en contact avec des bisphénols A démontraient à l’âge adulte des taux de sperme bas, de l’hyperactivité, une puberté précoce, l’obésité, des testicules de petite taille et des prostates élargies.

Les bisphénols A stimulent le cancer de la prostate et des changements de tissus de sein dans les souris, rappelant le début du cancer du sein chez la souris et l’humain. Chez l’adulte, c’est le système immunitaire qui est affaibli avec un contact prolongé aux bisphénols A.

Bien sûr, une mauvaise alimentation, un manque d’exercice et une prédisposition génétique sont des facteurs qui peuvent démarrer un diabète, mais les chercheurs ont aussi découvert que la présence des bisphénols A exacerberait le problème.

En cas de doute, une femme enceinte devrait se méfier des produits en polycarbonate, car des souris enceintes en contact avec une dose semblable à celle ingérée par un Nord-Américain ont manifesté des malformations chromosomales sur les ovules de la troisième génération.
Mais où retrouve-t-on ces particules?
Dans les biberons pour bébé faits de plastique rigide. Il est préférable d’utiliser un biberon de verre, d’acier inoxydable, de plastique en polypropylène (identifié par le code de recyclage 5 PP) ou en polyéthylène (identifié par le code de recyclage 2 ou 4).
Dans les bouteilles en plastique rigides (de type Nalgene). Les bouteilles de polypropylène ou d’acier inoxydable seront privilégiées par les sportifs.

Dans les bouteilles de distributeurs d'eau (18 ou 20 litres). Elles aussi sont fabriquées à partir de polycarbonate. On préférera un bon verre d’eau du robinet ou encore filtré par un filtre de type Brita (qui ne sont pas faits de polycarbonate) ou Pur.

Dans les conserves d’aliments. On y retrouve souvent une résine époxy qui elle aussi cache des bisphénols A; les fruits et légumes frais ou congelés n’en contiennent pas.

Les contenants de lait maternisé préparé sont aussi recouverts de résine époxy; il serait donc préférable d’opter pour le lait maternisé en poudre.

Les cannettes (boissons gazeuses) sont aussi protégées par une résine contenant de l’époxy, puisque l’aluminium est nocif pour la santé; on préférera un contenant de plastique en polyéthylène téréphtalate (identifié par le code de recyclage 1 PETE) si on ne trouve pas notre boisson dans un contenant de verre.

On retrouve aussi des bisphénols A dans plusieurs autres outils de tous les jours, mais qui seront plus difficilement identifiables (outils de cuisine, mélangeurs, ordinateur portable, etc.)

Bref, si la substance est difficile à éviter, cela reste possible. Après tout, les bisphénols A n’ont pas encore célébré leur 100e anniversaire. Il vaut parfois mieux faire des choix

(Texte d’Elyse Rémy de l’Éco-quartier Cartierville)

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marwen

Commentaire mis en ligne le 7 octobre 2008
je suis un ingénieur chimiste et je vais traviller sur le traitement des perturbateurs endocriniens dans l'environnement aquatique, alors il n'y a pas que les bisphénols seulement, les alkylphénols et ses produits de dégradation et les phtalates sont aussi des perturbateurs du système neuroendocrinien et peuvent causer des cancers des seins et testiculaires.

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