Les élèves de François de Laval sont très contents de l’aménagement du boisé (Photo: Lorenzo Sterzi)
L’école François-de-Laval
Un investissement de 35 000$ pour l’aménagement de la cour
«Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté», écrivait Baudelaire. C’est ce dont peuvent désormais se vanter les élèves et les enseignants de la petite école de quartier. Considérée comme établissement Brundtland, qui certifie l’engagement environnemental des établissements scolaires, l’école a décidé cette année de faire honneur à son titre.
Deux phases d’aménagement ont été mises en place afin d’améliorer la qualité de vie des étudiants en harmonie avec l’environnement. La première phase consistait à sécuriser le boisé attenant à l’école, ainsi qu’à construire une piste d’hébertisme, alors que la deuxième visait principalement le verdissement de la cours d’école.
Quinze arbres ont donc été plantés, faisant la joie des petits comme des grands bien que cela diminue sensiblement la surface. «Même si on a moins de place, on aime ça. C’est très beau et en plus il y a des jeux comme des ballons-paniers», déclare Théo, élève de 5e année. «C’est merveilleux, les jeunes ont un endroit pour s’amuser», déclare pour sa part Mohammad, lui aussi en 5e année.
Mais parce que tout ce qui est beau coûte cher, 35 000$ ont été nécessaires afin de réaliser ce projet. L’argent vient de diverses levées de fond auxquelles ont participé les enfants afin de les impliquer dans le projet. La fête gourmande a permis à elle seule d’amasser 1 500$ tout en favorisant la découverte des diverses communautés culturelles de l’école.
Les levées de fond ont donc été vitales pour la réalisation du projet, mais ce dernier n’aurait probablement pas vu le jour sans la contribution de 7 500$ de la Caisse populaire Saint-Joseph-de-Bordeaux. Le chèque a été remis mercredi dernier par Pierre Poirier, directeur-général de la caisse.
«La caisse est engagée financièrement dans sa communauté depuis trois ans. Le projet de l’école, qui est de promouvoir le développement durable afin d’améliorer les conditions de la jeunesse, correspond aux valeurs de notre organisation», confie le directeur-général Poirier.
Bref, un bel exemple de voisinage qui fera le bonheur de tout le monde et qui inviterait même Charles Baudelaire à y voyager.