Une manifestation de citoyens et de commerçants pour appuyer la motion de l'opposition officielle, relativement aux parcomètres, se tiendra devant l'hôtel de ville lundi. (photo: Archives)
Manifestation contre les parcomètres devant l'hôtel de ville
Giovanna Giancaspro, porte-parole de la coalition Assez c'est assez, qui rassemble plusieurs commerçants et restaurateurs des rues commerciales de la Ville de Montréal dont la Promenade Fleury où elle gère un restaurant, invite tous les citoyens exaspérés par les parcomètres à manifester avec elle, le 28 mai, devant l'hôtel de ville de Montréal , à 18h30.
Elle a déjà mobilisé des centaines de personnes qui seront présentes, alors que lors de l'assemblée du conseil municipal, le chef de l'opposition officielle, Noushig Eloyan, ira de l'avant avec l'avis de motion qu'elle a déposé le 11 mai. Mme Eloyan, qui est également conseillère du district de Bordeaux-Cartierville dans l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville, demandera à l'administration Tremblay de renoncer à la prolongation des heures des parcomètres les lundis, mardis, mercredis soirs ainsi que les dimanches et les journées fériées. C'est pour appuyer sa démarche que la coalition Assez c'est assez fera sentir sa présence, lundi soir. «Toutefois, nous ne demandons pas d'abolir les augmentations de tarifs», précise la porte-parole de l'opposition officielle, Suzanne Gagnon. «Nous estimons que le prolongement des heures est en quelque sorte des taxes déguisées», ajoute-t-elle.
«C'est le temps de parler. De dire et de montrer qu'on n'est pas d'accord avec le prolongement des heures», lance pour sa part Mme Giancaspro, qui se dit portée par les encouragements de nombreux citoyens et commerçants. Elle fait remarquer que, cette année, les gens devront payer les parcomètres, le jour de la Fête nationale, une journée fériée. «Ça, les gens ne le savent pas!», affirme-t-elle, indignée par cette nouvelle mesure.
Mme Giancaspro dit avoir recueilli quelque 20 000 signatures avec sa pétition, demandant l'abolition de l'augmentation des tarifs et des heures des parcomètres. Celle-ci sera remise au conseil municipal.
Pièces de 25 cents
Par ailleurs, Mme Giancaspro a trouvé un moyen temporaire d'éviter des contraventions à ses clients et à d'autres automobilistes. Quand un préposé au stationnement se pointe, elle ou un de ses employés le précède et dépose de l'argent dans le parcomètre. «Le préposé me dit que je n'ai pas le droit de faire ça, mais je le fais dans l'intérêt des gens. Et j'espère que d'autres commerçants le feront aussi», explique-t-elle.