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Stéphane Dion promet 800 millions $ de plus pour l'immigration

Presse Canadienne Article mis en ligne le 12 septembre 2008 à 23:00
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VANCOUVER - Un gouvernement libéral annulerait les nouvelles mesures de contrôle de l'immigration annoncées au printemps par les conservateurs et consacrerait 800 millions $ supplémentaires au traitement des demandes et à l'intégration des nouveaux arrivants et réduire la liste d'attente qui compte actuellement plus 900 000 noms.
Le chef libéral Stéphane Dion en a fait la promesse samedi, devant des membres de la communauté chinoise, à Richmond en Colombie-Britannique.
Son plan prévoit 400 millions $ en quatre ans pour la modernisation du système afin d'augmenter le nombre de résidents permanents reçus chaque année.
Dans son allocution, Stéphane Dion a rappelé que le marché du travail au Canada dépendrait bientôt de l'immigration et qu'il fallait encourager les gens de métiers à venir s'établir au pays.
Les libéraux consacreraient en outre quelque 200 millions $ à des cours de langues conçus pour aider les personnes nouvellement arrivées à trouver un emploi correspondant à leurs qualifications.
Ils créeraient d'autre un part un nouveau programme, Passeport pour l'emploi, qui offrirait des stages et du mentorat aux nouveaux arrivants, afin d'accroître leurs chances de décrocher un emploi correspondant à leurs compétences.
Les médecins et autres professionnels formés à l'étranger bénéficieraient par ailleurs d'un soutien financier pour faire reconnaître leurs diplômes.
M. Dion dit vouloir mettre fin au régime arbitraire mis en place par les conservateurs au printemps dernier. La nouvelle loi, en vigueur depuis peu, permet notamment au ministre de l'Immigration de favoriser certaines catégories de demandeurs, au détriment d'autres.
Cette politique a été dénoncée par tous les partis d'opposition ainsi que par les groupes de défense des nouveaux arrivants. Les libéraux l'ont néanmoins laissée passer pour éviter de provoquer la chute du gouvernement Harper.
Le chef libéral a tenu à s'en dissocier vigoureusement samedi. "C'est la mauvaise stratégie, une stratégie que je rejette. Je veux une procédure dans les règles, un système qui donne à tous des chances égales", a-t-il insisté.
A la grande joie de la foule, M. Dion a par ailleurs annoncé la création de deux types de visas spéciaux, l'un qui permettrait aux nouveaux Canadiens de faire venir leurs proches au pays plus fréquemment et plus facilement et l'autre pour les gens d'affaires qui font du commerce international.
Cette nouvelle a valu au chef libéral les applaudissements nourris des quelque 200 partisans qui s'étaient déplacés pour le rencontrer.
C'est la deuxième fois en autant de jours que les libéraux font une annonce visant spécifiquement les communautés culturelles.
Vendredi soir, à Surrey, Stéphane Dion a promis de s'excuser à la Chambre des communes pour l'incident du Komagata Maru s'il était élu premier ministre. Le premier ministre Stephen Harper a présenté des excuses au nom du Canada, au début du mois d'août, pour cet incident, survenu en 1914, au cours duquel des centaines d'Indiens à la recherche d'une meilleure vie au Canada ont été renvoyés en Inde.
Longtemps considérées comme vendues au PLC, les communautés culturelles sont désormais ardemment courtisées par les conservateurs.
M. Dion semble cependant croire que ses idées sur l'environnement, la justice sociale et l'immigration convaincront une majorité de Canadiens, y compris parmi les plus récents, de lui accorder leur vote.
Les observateurs de la scène politique ne semblent toutefois pas aussi optimistes. Plusieurs chroniqueurs ont en effet donné Stephen Harper grand gagnant de la première semaine de campagne électorale, et ce malgré les gaffes de son équipe.
Le chef conservateur a en effet visité plusieurs régions où il espère faire des gains le 14 octobre tandis que les libéraux sont la plupart du temps demeurés cantonnés dans des circonscriptions sûres, à Ottawa, Montréal, Toronto et Vancouver.
Invité à faire le bilan de sa première semaine de campagne, le chef libéral s'est malgré tout dit très satisfait du travail accompli. "De plus en plus, les Canadiens vont venir à nous et les autres partis vont voir leurs appuis se faire gruger", a-t-il prédit.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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