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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Les Québécois dépensent plus en médicaments prescrits

Presse Canadienne Article mis en ligne le 14 mai 2008 à 23:00
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MONTREAL - Chaque citoyen au Québec a dépensé en moyenne en 2007 la somme de 746 $ pour l'achat de médicaments prescrits, comparativement à 683 $ dans l'ensemble canadien. Tandis que l'Etat québécois couvre 52 pour cent de ces dépenses et les assureurs privés les autres 48 pour cent, ces proportions s'inversent dans les autres provinces.
Dans un rapport publié jeudi par l'Institut canadien d'information sur la santé (ICIS), on estime qu'il s'est dépensé au Québec en 2007 la somme de 6,6 milliards $ pour des médicaments prescrits, ce qui représente une croissance d'un plus de 6 pour cent comparativement à 2006.
Selon la chercheure Francine-Anne Roy de l'ICIS, la croissance annuelle des dépenses en médicaments, au Canada, a été plus importante durant la période de 1997 à 2002, alors qu'elle atteignait en moyenne de 10 à 11 pour cent. Depuis 2002, il y a toujours une augmentation, mais de moindre importance.
Mme Roy explique le ralentissement de la croissance des dépenses par le fait, notamment, que les nouveaux médicaments, bien que plus chers, ne visent que de petites populations. Autre facteur: les gouvernements n'ont pas tellement modifié leurs programmes publics d'assurance-médicaments au cours des dernières années quant au nombre de personnes couvertes, à l'exception de Terre-Neuve-et-Labrador.
Les données prises en compte par l'ICIS proviennent des gouvernements de chaque province, des compagnies d'assurances privées et de Statistique Canada.
L'objectif du rapport est de présenter des données quant à l'état des dépenses en médicaments dans l'ensemble canadien, d'une province à l'autre.
Mme Roy reconnaît que bien des facteurs susceptibles d'entraîner des variations ne sont pas considérés. Elle cite la différence dans la couverture du régime d'assurance-médicaments de chaque province, les médicaments couverts, les types de population, la durée des brevets, les politiques quant aux médicaments génériques, la structure démographique, les marges bénéficiaires des détaillants et des grossistes et les honoraires professionnels, entre autres.
"Nous cherchons à aider les décideurs et à fournir de l'information sur ce qui se passe au Canada", a fait valoir Mme Roy.
Selon les évaluations de l'ICIS, les dépenses en médicaments occupent depuis une dizaine d'années le deuxième rang des dépenses totales en santé, derrière celles faites par les hôpitaux.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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