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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Une première requête en accréditation sera déposée en Estrie

Presse Canadienne Article mis en ligne le 1 novembre 2008 à 23:00
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MONTREAL - Dès lundi, la Centrale des syndicats du Québec, la Fédération des intervenantes en petite enfance et les Alliances des intervenantes en milieu familial déposeront une requête pour syndiquer les responsables d'un service de garde d'un bureau coordonnateur en Estrie, ont-elles annoncé, dimanche.
C'est la première action qui sera menée afin de reprendre le processus de syndicalisation suspendu en 2003, après l'adoption des lois 7 et 8 qui retiraient le droit de se syndiquer aux travailleurs des services de garde en milieu familial. Ces deux lois ont été invalidées vendredi par la Cour supérieure qui les a déclarées invalides et inconstitutionnelles.
La vice-présidente de la CSQ, Louise Chabot, est évidemment satisfaite de cette décision. La vice-présidente de la CSQ demeure néanmoins amère et estime qu'il s'agit d'une première disgracieuse dans l'histoire des relations de travail au Québec. "M. Charest devrait s'excuser publiquement pour le tort causé à ces femmes depuis cinq ans, en leur niant des droits aussi fondamentaux que les droits à l'égalité, de s'associer et de négocier."
Théoriquement, le gouvernement Charest dispose de trente jours pour déposer une demande d'appel. La CSQ le somme d'y renoncer. "Le premier ministre doit prendre des engagements fermes à l'aube de la campagne électorale. Il doit respecter le verdict rendu par la Cour supérieure et rétablir l'ensemble des droits pour les responsables de garde en milieu familial", a déclaré Louise Chabot.
Alors que la possibilité d'un scrutin se dessine de manière de plus en plus précise et imminente, ce n'est pas un hasard si la première requête est déposée à Sherbrooke, dans la circonscription de Jean Charest.
Plus de 15 000 travailleurs, majoritairement des femmes, étaient visés par ces deux lois. Les syndicats ont l'intention de demeurer vigilants et de maintenir leurs revendications. "Le gouvernement nous trouvera sur son chemin. Ce n'est pas une menace, c'est un engagement", a tenu à répéter Louise Chabot.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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