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Pauline Marois va faire la promotion de la souveraineté à travers le Québec

Presse Canadienne Article mis en ligne le 25 octobre 2008 à 23:00
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QUEBEC - Si ses projets ne sont pas contrariés par le déclenchement hâtif d'élections générales, Pauline Marois va prendre son bâton de pèlerin pour convaincre la population de la nécessité de faire du Québec un pays.
Entre-temps, son parti devra cependant s'entendre sur les arguments à faire valoir, en 2008, pour y arriver, ce qu'il n'a pas réussi à faire au cours du week-end en raison de la crise financière mondiale.
Les jeunes seront les premiers visés, à l'occasion d'une tournée des cégeps et universités que la chef du Parti québécois compte faire dès que possible.
Au terme de la conférence de deux jours des présidents d'associations du PQ, dimanche, Mme Marois a rappelé son objectif de mobiliser la population autour du projet souverainiste.
"Nous la réaliserons cette cause que nous faisons grandir depuis 40 ans, celle de faire du Québec un pays souverain", a déclaré la chef péquiste, lors de son discours de clôture, devant quelques centaines de militants survoltés, alors que circulent des rumeurs persistantes d'élections.
La conférence du week-end devait porter essentiellement sur la souveraineté, avec la présentation aux membres d'un manifeste et d'un argumentaire, mais la crise économique est venue modifier les plans des péquistes.
Le manifeste a été présenté, mais la publication de l'argumentaire a été reportée à plus tard.
"C'est un argumentaire évolutif", a expliqué Mme Marois, en point de presse.
"Des propositions ont été faites pour le corriger, l'ajuster", a-t-elle précisé.
Le PQ prévoit être en mesure de rendre publics ses arguments en faveur de la souveraineté d'ici une semaine.
Mais quels que soient les arguments invoqués, le parti ne remettra pas en question la décision de Mme Marois - entérinée en conseil général en mars dernier - de ne pas lier le projet de souveraineté à un échéancier précis, donc à la tenue d'un référendum, au cours d'un premier mandat péquiste.
La chef du PQ a répété par ailleurs qu'elle ne voulait pas d'élections à court terme, mais que si jamais le premier ministre Charest optait pour un scrutin automnal son parti serait prêt.
"Nous serons au rendez-vous et nous gagnerons cette élection", a-t-elle lancé à ses militants.
Mais le PQ ne s'est toujours pas remis de la défaite de mars 2007, qui l'a placé au troisième rang des partis représentés à l'Assemblée nationale.
Il n'a toujours pas réussi à éponger sa dette, depuis la dernière campagne électorale.
Cette dette d'environ 1 million $ a fondu de moitié, selon la présidente du conseil exécutif du PQ, Monique Richard, qui ne voulait cependant pas s'étendre sur le sujet.
Le parti prévoyait atteindre l'équilibre budgétaire en 2007.
"Nous avons retrouvé une certaine santé financière", a dit Mme Marois, sans élaborer.
S'il y a déclenchement d'élections, une campagne spéciale de financement viendrait regarnir les coffres, a-t-elle ajouté.
Autre sujet d'interrogation: le nombre de membres, qui demeure aussi un secret bien gardé, ce qui n'augure pas nécessairement bien.
En 2005, durant la course à la direction du parti, André Boisclair avait fortement contribué à gonfler les rangs du parti de 60 000 nouvelles adhésions.
Mais depuis la défaite de 2007, bon nombre de ces nouveaux membres n'ont pas renouvelé leur carte.
Le PQ compterait actuellement environ 100 000 membres en règle, mais personne ne veut confirmer de nombre précis.
"Il y a eu un peu de diminution" du nombre de membres depuis l'arrivée de Mme Marois, a convenu Mme Richard, dimanche.
Mais le plus important, c'est que le parti a retrouvé "sérénité" et "stabilité" depuis le début de son règne, a fait valoir la chef du PQ.
Les péquistes ont par ailleurs adopté une résolution visant à confier à leur aile parlementaire le mandat de faire pression sur le gouvernement pour qu'il adopte un plan d'urgence de gestion de la crise économique.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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