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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Enseignement du français: une personne du milieu lance un cri d'alarme

Presse Canadienne Article mis en ligne le 3 novembre 2008 à 0:00
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QUEBEC - Arlette Pilote, présidente de l'Association des professeurs de français, claque la porte du comité de suivi du plan d'action gouvernemental pour l'amélioration de l'enseignement du français.
En entrevue, Mme Pilote affirme que plus que jamais, le Québec a besoin d'un organisme indépendant permanent pour assurer la qualité de l'enseignement de la langue.
En février dernier, la ministre de l'Education, Michelle Courchesne, présentait 22 mesures pour que le français devienne une priorité à l'école. Quelques mois plus tard, un comité de suivi a été créé pour assurer la mise en oeuvre de ce plan d'action.
Arlette Pilote avait été mandatée pour en faire partie. Elle a cependant été déçue de constater que la présidence du comité a été confiée à Alain Veilleux, sous-ministre adjoint au ministère de l'Education. A son avis, M.Veilleux ne pouvait à la fois diriger les travaux de ses effectifs à l'interne et superviser de façon indépendante les activités du comité, mais elle est tout de même demeurée en poste.
Pour expliquer sa démission, elle se plaint du rôle de figuration dans lequel est confiné le comité, selon elle. Elle croit que le ministère de l'Education doit prendre le temps d'analyser et de mettre en place des mesures efficaces à long terme.
Elle déplore que le comité en vienne à servir à créer des piles de documents et des sites Internet pour les professeurs.
Le ministère a rendu public cette semaine un premier document détaillant les connaissances à acquérir en orthographe et en conjugaison au primaire. D'autres documents suivront en cours d'année.
Par ailleurs, les dictées et les séances de lectures quotidiennes prévues dans le plan ne sont qu'un baume sur un mal bien plus grand, ajoute Mme Pilote. Le ministère devrait miser davantage sur des mesures efficaces à long terme comme le soutien et la formation des enseignants et des spécialistes, mais ce n'est pas rentable politiquement, pense-t-elle.
Arlette Pilote est plus que jamais convaincue de la nécessité de mettre sur pied un organisme permanent externe et indépendant pour assurer la qualité de l'enseignement du français à long terme.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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