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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Le ministre Bolduc reconnaît la spécialisation en prévention des infections

Presse Canadienne Article mis en ligne le 4 novembre 2008 à 0:00
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MONTREAL - Après deux ans d'attente et de longues discussions, les infirmières ont applaudi l'annonce du ministre de la Santé, Yves Bolduc, qui a finalement déclaré mardi qu'il était favorable à la création et à la reconnaissance d'une spécialisation en prévention et contrôle des infections.
Alors que les infirmières se préparaient à aller au front pour réclamer la reconnaissance d'une spécialisation, le ministre leur a offert un cadeau pour la troisième et dernière journée de leur congrès annuel, mardi, à Montréal.
La reconnaissance d'une telle spécialisation était au coeur des revendications de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) à l'occasion de son congrès annuel. Une lettre en faisant la demande, signée par les membres, devait d'ailleurs être envoyée au ministre à l'issue du rassemblement.
Deuxième annonce de la journée, le ministre s'est engagé à s'attaquer au problème des ordonnances collectives. Ces prescriptions, qui s'adressent à plusieurs patients atteints d'une même maladie chronique, peuvent être ajustées par les infirmières elles-mêmes, mais leur application connaît des difficultés puisque certains pharmaciens ne reconnaissent pas les ajustements apportés sans l'accord d'un médecin.
"La loi est bien faite, mais on a des difficultés avec son application sur le terrain. Il y a des discussions à faire entre les différents ordres professionnels et il y a un arbitrage à faire, auquel je me suis engagé", a indiqué le ministre après son allocution.
La présidente de l'Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ), Gyslaine Desrosiers, s'est d'une part réjouie de ces deux annonces du ministre Bolduc, mais elle a toutefois déploré son manque d'action dans les dossiers du temps supplémentaire obligatoire et de la formation d'infirmières praticiennes spécialisées.
Mme Desrosiers estime que le ministre fait preuve de bonne volonté, mais que son leadership est insuffisant pour régler ces deux questions.
"Je pense que la volonté est là, mais je crois que ça va prendre un leadership ministériel plus affirmé sur le fait qu'au Québec le temps supplémentaire obligatoire n'est pas la bonne façon de gérer la pénurie, mais justement la mauvaise façon de le faire", a déploré Mme Desrosiers.
La présidente a expliqué que le temps supplémentaire imposé aux infirmières pour répondre à la pénurie engendre en contrepartie de l'épuisement professionnel et la prise de congés de maladie.
Le ministre Bolduc a d'autre part réitéré que 115 infirmières praticiennes spécialisées feront leur arrivée sur le marché du travail en 2011, un nombre insuffisant selon Mme Desrosiers. Le ministère fait la même promesse depuis deux ans, alors que l'Ontario compte déjà 800 infirmières praticiennes, a-t-elle reproché, invitant le ministère à revoir ses prévisions.
Le ministre Bolduc s'est contenté d'annoncer qu'il pourrait éventuellement revoir ce chiffre à la hausse.
"L'important, c'est d'avoir un nombre suffisant d'infirmières praticiennes spécialisées pour assurer une bonne qualité des soins. S'il y a plus de besoins, on regardera si on peut en former davantage", a-t-il répondu.
©Tous droits réservés, nouvelles de la Presse Canadienne

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