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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Pourquoi la Ville est-elle si inefficace?

Article mis en ligne le 27 octobre 2006 à 11:59
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Pourquoi la Ville est-elle si inefficace?
Je suis une résidante de Bordeaux-Cartierville depuis 24 ans, sur la rue Drouart, une rue bondée de beaux tilleuls, qui demandent un entretien constant, surtout quand les feuilles tombent. Des feuillages abondants qui secrètent un genre de liquide collant au printemps sur les autos.

Voilè 14 ans qu'aucun émondage n'a été fait. Cela fait quatre ans, aujourd'hui en 2006, que nous continuons d'appeler la Ville pour venir émonder ces feuillages ayant atteint le toit. Beaucoup de branches inutiles contribuent à engraisser le gros arbre, sans pour autant générer un effet positif. Bien au contraire!

Bon gré, mal gré, les résidants de la rue sont tenus de «faire le ménage» de leur pelouse, au détriment de leur temps, de leur énergie et de leurs douleurs musculaires. Sans parler du gazon entretenu scrupuleusement chaque année mais qui, faute de soleil, ne pousse jamais et accuse de gros nids vides. [...]

Depuis le printemps 2006, nous avons placé une dizaine d'appels à la Ville pour bénéficier d'un service d'émondage, car les feuilles sont rendues sur le toit. Beaucoup d'autres résidants se sont résignés au langage fort bien entraîné des fonctionnaires de la Ville, comme: «Nous avons d'autres urgences», «Vous êtes sur la liste cette année» (c'est curieux, nous l'avons été longtemps depuis ces quatre dernières années), «La météo annonce de gros vents vers Montréal, ce qui est plus urgent», «Votre arbre n'est pas en misère de soins, ça peut attendre à l'année prochaine», etc.[...]

Certains voisins ont pris les grands moyens: leur arbre est devenu soudainement malade et ce n'est qu'à la suite de cette constation que la Ville a dépêché ses gros camions pour s'enquérir de ce malheur. En 2006, seul un voisin a eu le privilège de ce service d'émondage avec trois camions expédiés en même temps sur la rue Drouart pour accomplir cet exploit. L'arbre est loin d'être malade et fait plaisir à regarder. Ayant aperçu le déploiement de ce régiment sur notre rue, nous avons conclu avec un soupir de soulagement que l'heure était venue.

Hélas que non! Aussitôt rendus, aussitôt partis! D'autres appels ont suivi à la Ville et on n'a jamais su le pourquoi de ce favoritisme. Par ailleurs, pour faire bonne figure, nous avons constaté, à deux reprises, des pancartes posées à 16h, sur le trottoir annonçant l'émondage des arbres pour le lendemain. Comment expliquer qu'elles ont disparu comme par magie dans la matinée du lendemain, sans que le travail ne soit fait?

De telles situations ne se sont jamais produites durant le règne du maire Drapeau et celui de Bourque. Malheur aux citoyens qui ne paient pas leurs grosses taxes municipales à temps; ils feraient mieux de prendre un gros souffle avant l'annonce des nouvelles taxes prévues pour janvier 2007! Pourquoi payer des taxes encore plus élevées quand on n’a pas le service minimum demandé?

Pierre Lapointe, conseiller municipal de l'arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, a été mis au courant du problème et a répondu courtoisement. Il a, en outre, promis par des courriels écrits à mon attention, que ce travail se ferait à l'arrivée de l'automne. Pour couronner cette promesse, il a même fait une visite-éclair sur la rue pour assurer les résidants qu'il est à l'écoute de leurs besoins.

Il fait de plus en plus froid, les arbres se déshabillent et nous sommes à un point mort. À la suite du premier courriel de M. Lapointe, nous avons aperçu des camions «Émondage Gagnon» sur la rue Victor-Doré; on remarque une différence considérable sur ces arbres. Est-ce que l'entreprise s'est trompée de rue?

Un petit mot au maire Tremblay: avant de penser tramway, ou changement de nom de l'avenue du Parc, pourquoi ne pas cultiver d'abord l'entretien de ce qui vous est déjà acquis? «Fusion Montréal» nous a appauvris et cela est visible tant par la laideur des quartiers que par la collecte des vidanges—choses qui n'ont jamais existé auparavant.

Vous nous obligez indirectement à prendre soin de vos arbres pour le printemps, l’été et l’automne de chaque année, et préférez faire la sourde oreille pour un service de base élémentaire bien présent. Cause? Pas de budget! [...]

Amy Nalbandian, Nouveau Bordeaux

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