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Contrer la violence et l’intimidation

Un projet de prévention est implanté dans les écoles primaires du quartier

Sébastien Auger par Sébastien Auger
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Article mis en ligne le 25 avril 2008 à 11:34
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Contrer la violence et l’intimidation
L’intervenante Catheryne Lord lors d’un atelier donné à des élèves de l’école Alice-Parizeau, le 23 avril. (Photo: Jacques Pharand)
Contrer la violence et l’intimidation
Un projet de prévention est implanté dans les écoles primaires du quartier
Contrer la violence et l’intimidation. Voilà le mandat que s’est donné la Table de concertation jeunesse Bordeaux-Cartierville en mettant en place, en janvier 2007, un projet de prévention dans les écoles primaires du quartier. Portrait d’un bel exemple d’initiative locale.
«La violence sous toutes ses formes a toujours été et continuera d’être présente dans les écoles, mais il est utile d’outiller les différents acteurs à mieux réagir face à ce problème», affirme Valérie Michaud, la coordonnatrice adjointe du programme «Un milieu ouvert sur ses écoles», instauré en 2001 afin de développer une culture de partenariat entre les intervenants sociaux, les parents et les écoles.

C’est grâce à une subvention de 166 000$ sur trois ans du Centre national de prévention du crime que le projet de prévention de la violence et de l’intimidation a pu prendre forme, en janvier 2007.

Depuis, plus de 3000 enfants, enseignants, éducateurs, professionnels, intervenants et parents se sont penchés sur cette problématique. Selon Mme Michaud, c’est là la force du projet: il ne s’adresse pas uniquement aux jeunes. «Nous prenons des actions cohérentes et concertées afin de tisser une toile d’intervention solide et de lancer un message clair: l’intimidation et la violence, c’est inadmissible et on y veille.»
Du concret
Concrètement, quatre ateliers conçus par Alexandre Beaulieu, directeur du département des sciences comportementales de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, et Catheryne Lord, intervenante en prévention de la violence et de l’intimidation, ont jusqu’à maintenant été réalisés avec les élèves des cinq écoles primaires du quartier (Alice-Parizeau, François-de-Laval, Gilles-Vigneault, Louisbourg et Ste-Odile).
Le premier atelier, qui s’intitule «Le message clair», montre aux jeunes l’importance de communiquer leur malaise ou leur désaccord lorsqu’ils sont victimes de violence ou d’intimidation. Le deuxième porte plus particulièrement sur le rôle qui doit être joué par les témoins. Mme Michaud rappelle que «règle générale, la situation arrête dans les secondes suivant l’intervention d’un témoin». Les intervenants expliquent donc aux enfants quels sont les bons moments pour dénoncer. Dans le troisième atelier, il est question de la médiation en situation de conflits, et finalement, un quatrième aborde la cyberintimidation, qui consiste à faire des attaques personnelles ou des menaces par le biais d’Internet (blogue, MySpace, YouTube, Facebook, etc.).

Le message semble être entendu par les élèves, qui apprécient l’interactivité des ateliers. Valérie Michaud observe que les jeunes dénoncent davantage qu’avant et qu’ils se servent du «message clair». Elle souligne que «le programme fonctionne très bien» et que les jeunes prennent maintenant des initiatives. Plusieurs projets ont en effet été soumis aux intervenants communautaires scolaires présents dans chacune des écoles du quartier. Ces derniers agissent en complémentarité avec les organismes communautaires et institutionnels.

@ST:Au tour du secondaire
À partir de l’expérience menée dans les écoles primaires, un projet semblable sera élaboré pour les écoles secondaires au cours de l’été. L’application du programme de prévention de la violence et de l’intimidation au secondaire viendra compléter le travail qui est déjà fait par l’agent sociocommunautaire Stéphane Eid, du poste de quartier 10.
La coordonnatrice adjointe du programme «Un milieu ouvert sur ses écoles» promet que «plusieurs autres belles initiatives verront le jour d’ici décembre 2009», après quoi la subvention du Centre national de prévention du crime ne sera plus en vigueur.

Dans le plan d’action «La violence à l'école: ça vaut le coup d'agir ensemble!» du gouvernement du Québec présenté le 21 avril, la ministre de l'Éducation, Michelle Courchesne, suggère justement à chaque école de se doter d'une stratégie locale d'intervention en prévention et en traitement de la violence. Bordeaux-Cartierville fait donc figure de précurseur.

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