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Maria Mourani et Diane De Courcy parlent du combat des femmes

Le 8 mars

Article mis en ligne le 14 mars 2008 à 16:55
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Maria Mourani et Diane De Courcy parlent du combat des femmes
Le 8 mars
Une trentaine de femmes d'Ahuntsic ont bravé la tempête, le samedi 8 mars dernier, pour participer au brunch tenu sous le thème du «Savoir-faire» des femmes, à l’ occasion de la Journée internationale de la Femme. La députée fédérale d’Ahuntsic, Maria Mourani et la présidente de la Commission scolaire de Montréal et commissaire scolaire d'Ahuntsic, Diane De Courcy en étaient les hôtesses.
Le but de l’événement, tenu dans les locaux du Centre de ressources éducatives et communautaires pour adultes (CRECA), était de permettre aux participantes d’échanger de façon conviviale sur des sujets qui préoccupent les femmes de tous les âges et de toutes les conditions sociales, expliquent les organisatrices dans un communiqué.

«Certes, au cours des dernières décennies, nous avons constaté des améliorations que ce soit au niveau des conditions de vie des femmes ou encore de leurs droits, toutefois il est faux de penser que toutes ses avancées sont acquises et que nos luttes doivent cesser», a lancé Mme Mourani.

Quant à la présidente de la CSDM, elle croit qu’il faut miser sur l’éducation. «L’histoire de l’humanité, ses grandeurs et ses petitesses, doit être bien enseignée. C’est en connaissant d’où l’on part que l’on sait où aller. Les toutes jeunes femmes et les hommes qu’elles côtoient ont tout intérêt à connaître les luttes qui permettent aujourd’hui des rapports plus égalitaires entre eux. En fait, il s’agit d’apprendre à savoir être.»

C'est dans cette lignée que la députée fédérale d'Ahuntsic a renchéri en dénonçant l’image de la femme-objet qui est exploitée à outrance par différents médias, selon elle.

«Nous assistons depuis quelques années à un phénomène de marchandisation du corps des femmes, que ce soit à la télévision, dans les magazines ou sur Internet. Cette situation a pour conséquence un non respect du corps des femmes en plus de favoriser l’hypersexualisation des jeunes filles. Il est de notre devoir en tant que parents et citoyens de mettre fin à cette situation afin que nous puissions vivre dans une société qui favorise des rapports égalitaires et respectueux entre hommes et femmes. Cela passe avant tout par l’éducation de nos enfants», de dire Maria Mourani.

«La journée internationale de la Femme se doit d’être commémorée tant et aussi longtemps que l’égalité entre les hommes et les femmes ne sera pas complètement atteinte au Québec, au Canada et dans le monde entier», ont-elles conclu.

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