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La RUI fait ses premiers pas

Plusieurs volets du projet de revitalisation sur les rails

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Article mis en ligne le 15 février 2008 à 17:59
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La RUI fait ses premiers pas
Depuis longtemps aux prises avec la précarité économique, l’isolement par rapport aux services et certains problèmes sociaux, le secteur ouest de Bordeaux-Cartierville est l’objet d’un vaste plan de revitalisation. (Photo: Martin Alarie)
La RUI fait ses premiers pas
Plusieurs volets du projet de revitalisation sur les rails
Après avoir pris son envol en juin dernier, le plan de revitalisation urbaine intégrée (RUI) du secteur Laurentien/Grenet commence à se traduire en action concrètes. Les volets propreté, habitation et vie communautaire sont ciblés par les premiers gestes du milieu communautaire.
Mercredi, le cahier d’information «Les droits et les obligations d’un locataire» a été lancé à la bibliothèque de Cartierville. Le document a été concocté par une stagiaire de Concertation Femme, Tian Meng, aidée de Lilliane Nguyen. Toutes deux sont étudiantes en droit à l’Université de Montréal.

«Comme nous avons des stagiaires en droit, nous nous sommes proposées pour rédiger le document», relate Maysoun Faouri, directrice de Concertation Femme. «L’an dernier, suite à des demandes des femmes de l’organisme, nous avons produit un document d’information juridique de sept questions et réponses sur le logement. Pour le cahier, je suis allée ajouter des éléments à partir de recherches sur la jurisprudence et la loi», complète Tian Meng. Résultat: un cahier en deux sections – droits et obligations des locataires – abordant les thèmes du la délivrance du logement du loyer, de l’entretien, de la jouissance paisible des lieux, et bien d’autres.

«Il y a beaucoup de problèmes au niveau du logement dans le secteur de la RUI. Les locataires sont très souvent des immigrants qui ne connaissent pas bien leurs droits», indique Mme Meng. C’est pourquoi le cahier a été traduit en neuf langues, soit le français, l’anglais, le tamil, le russe, l’espagnol, l’ourdou, le bengali, l’arabe et le dari. «L’important pour nous c’est que tous les résidants puissent tout comprendre», commente Mme Meng.

Le document a été distribué dans ses neuf versions aux organismes du quartier, qui pourront le photocopier à leur guise. Puis, cet été, un employé engagé dans ce but passera de porte en porte, «avant et après la période des déménagements pour sensibiliser les gens du secteur», explique Mme Faouri. Tous les locataires devraient en recevoir une copie.
Propreté, verdissement et objectifs verts
Chargé de promouvoir l’amélioration de la propreté et de la gestion des déchets dans le quartier, l’Éco-quartier Cartierville a procédé la semaine dernière à l’embauche de deux chargés de mobilisation. Amin Zoubir et Nassima Atmani sillonneront donc le quartier, allant de porte en porte chez les résidants pour parler de recyclage, de gestion des déchets, de verdissement... «M. Zoubir a une excellente expérience en environnement. Quant à Mme Atmani, nous l’avons choisie pour ses talents de communicatrice. Ils parlent tous les deux quatre langues», commente Évelyne Boissonneault, qui supervisera leur travail.

Cette sensibilisation prépare le terrain pour des projets qui démarreront au printemps. Dans un premier temps, on souhaite donner un coup de torchon au quartier. «On a déjà l’appui d’Écolo-boulot (un organisme de réinsertion sociale) pour la corvée du printemps», dit Mme Boissonneault. Pour améliorer la gestion des déchets, l’organisation Action-Rebuts devrait organiser des ateliers sur le sujet.

Le verdissement fait aussi partie des objectifs poursuivis par l’Éco-quartier dans le cadre de la RUI. Pour cela, les Amis du Jardin Botanique devraient apporter leur aide. On souhaite planter des arbres, dont des arbres fruitiers, et aménager des jardins sur les terrains des immeubles à logements. «Ça dépendra de la collaboration des résidants, propriétaires et concierges», précise Mme Boissonneault. Selon la coordonnatrice de l’Éco-quartier, Élyse Rémy, ce projet contribuerait aussi à renforcer la sécurité alimentaire. Cette dernière rêve aussi de planter du lierre dans le secteur pour réduire la température de cette zone très bétonnée qui devient un îlot de chaleur en été.

Mme Atmani et M. Zoubir seront en poste pour six mois, à raison de 20 heures par semaine. Mais, selon Mme Boissonneault, l’échéancier du mandat de RUI de l’Éco-quartier Cartierville se poursuivra à plus long terme encore.
Rêver son quartier
Puisque les meilleurs juges et acteurs du changement restent les principaux intéressés par la revitalisation urbaine, les résidants du secteur seront consultés. À travers des café-rencontres mensuels, dont le premier se tiendra dimanche prochain, on cherchera à connaître leur vision du quartier, ce qu’ils aiment, et leurs suggestions pour l’améliorer.

Ces discussions seront pilotées par un autre chargé de mobilisation, Jean-Pierre Kavégé, basé au Conseil Local des Intervenants Communautaires (CLIC).

Ainsi, si vous résidez entre les rues Grenet, de Salaberry, de Tracy, Louisbourg, Michel-Sarrazin, Dudomaine, O’Brien et les boulevards Laurentien et Gouin, gardez l’œil ouvert! On viendra sûrement vous voir, vous parler, vous entendre.

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