Du civisme en hiver
Avec le retour de la neige en hiver, nous devons également adapter notre conduite automobile et notre comportement à cette réalité, nouvelle pour certains. Je remarque de la part de mes concitoyens de plus en plus de comportements non-respectueux des droits d’autrui qui ont le don de m’irriter.
Dernièrement, j’ai été témoin de gens qui pellètent leur entrée d’auto en mettant la neige directement au centre de la rue. Puis-je leur rappeler que, normalement, on doit garder notre neige sur notre terrain? De plus, il est interdit, beau temps, mauvais temps, qu’il fasse chaud ou froid, selon le code de la sécurité routière, d’agir de la sorte.
Article 498: «Nul ne peut jeter, déposer, lancer, ni laisser se détacher du véhicule qu'il conduit, ni permettre que soit jeté, déposé ou lancé de la neige, de la glace ou une matière quelconque sur un chemin public.»
De plus, selon le même code à l’article 383: «Tout véhicule routier doit être stationné à au plus 30 centimètres de la bordure la plus rapprochée de la chaussée et dans le même sens que la circulation, sauf indication contraire de la personne responsable de l'entretien de ce chemin.»
Par conséquent, en hiver, je m’attends à ce les gens qui stationnent dans la rue, le fassent le plus près possible du banc de neige. Si celui-ci est trop volumineux, il est de tradition à Montréal que le propriétaire se pellète un espace dans ce banc de neige et se stationne parallèlement au sens de la circulation et non en diagonale ou de travers. Il serait également apprécié, lorsque c’est possible, d’éviter de prendre la place qu’un voisin s’est faite devant chez lui. J’ai même vu des gens si impolis ou paresseux se stationner à côté de l’espace de stationnement (communément appelé trou) de leur voisin, assez grand pour deux véhicules et en bloquer l’accès. Non seulement, ils prenaient deux places au lieu d’une, ils nuisaient également à la circulation routière.
Le civisme est fait d’une foule de petites choses; l’hiver et la neige demandent parfois un petit effort supplémentaire.
Danielle Joubarne, résidante de Bordeaux-Cartierville