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Un Noël blanc, très blanc

L’arrondissement explique la situation du déneigement

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Article mis en ligne le 21 décembre 2007 à 11:19
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Un Noël blanc, très blanc
Les opérations de déneigement devraient se conclure le 27 décembre dans Ahuntsic-Cartierville. (Photo: Archives)
Un Noël blanc, très blanc
L’arrondissement explique la situation du déneigement
Alors que la neige semble ne jamais vouloir cesser de tomber, le processus de déneigement ne va pas aussi vite que le souhaiteraient certains citoyens. À l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville, on dit mettre le paquet pour que tout soit terminé d’ici le 27 décembre, mais Dame Nature reste maîtresse des opérations.
«Ce soir, on pourra dire que l’arrondissement sera déblayé à environ 40%», déclarait jeudi après-midi Réjean Durocher, directeur des travaux publics à l’arrondissement. Ce dernier est conscient des inconvénients avec lesquels vivent les résidants de l’arrondissement, mais assure que tout est fait pour que les rues soient déblayées le plus vite possible, malgré les circonstances exceptionnelles. «Je n’ai jamais vu deux tempêtes de cette importance là arriver aussi vite avant les Fêtes», affirme-t-il. Il explique que l’on estime les besoins en déneigements en fonction de chutes annuelles de 180 centimètres. Or, pour 2007, les deux dernières chutes ont porté le compte à 360 cm.

Néanmoins, avec 200 cols bleus affectés au déneigement, sans compter les six contrats avec des entrepreneurs privés et trois en régie, M. Durocher prédit: «on aura au moins un côté de rue bien déneigé pour la Noël.»
Des opérations ralenties
L’un des éléments qui ralentit le processus de chargement de neige est une réglementation stipulant qu’aussitôt que 2,5 cm de neige s’accumulent, il faut déblayer les rues. «Ça retarde le chargement, puisqu’il n’a pas arrêté de neiger depuis dimanche, et qu’il faut constamment redéblayer les rues», explique M. Durocher.
Une autre embuche: des bris d’aqueducs se multiplient dans l’arrondissement. «Alors que la chaleur cherche à monter, le froid veut descendre. Ça crée une pression sur les conduites, qui datent des années 50, et ça donne lieu à des bris», expose le directeur. Des camions qui devraient servir au transport de la neige sont réaffectés à ces travaux.

Un dernier élément qui empêche de travailler à pleine capacité: la loi 430, qui oblige les employeurs à donner 24 heures de repos à un camionneur ayant travaillé sept jours consécutifs. «C’est sûr que si on pouvait travailler jour et nuit ça aiderait. Mais il y a eu des accidents malheureux dans le passé, qui ont forcé l’adoption de cette loi», dit M. Durocher, ajoutant que les équipements aussi doivent être entretenus après un certain nombre d’heures d’utilisation. On annonçait vendredi matin un assouplissement de cette loi pour que les cols bleus puissent travailler durant la fin de semaine.
La part du citoyen
Pour rendre le déneigement plus efficace, les citoyens doivent aussi faire preuve de civisme, croit M. Durocher. Les résidants qui laissent leur voiture en place au moment du passage des camions, où ceux qui pellettent leur neige dans la rue nuisent au travail, dit-il. Il pointe également du doigt les entrepreneurs qui déneigent les entrées privées, qui parfois font des tas de neige sans se soucier des opérations en cours. «C’est une des raisons pourquoi certains trottoirs ne sont pas déneigés. Il y a des gens qui ont fait des tas de neige que nos appareils à trottoirs ne sont pas équipés pour surmonter.»
Certaines personnes ont déjà reçu des contraventions punissant le fait qu’ils envoyaient leur neige dans la rue. Le coût d’une telle offense est d’environ 200$. M. Durocher précise qu’on punit surtout «l’indiscipline crasse», et que ces amendes concernent surtout des entrepreneurs privés.
Trop misé sur le réchauffement de la planète?
Autant M. Durocher que le conseiller Pierre Lapointe se défendent d’avoir été mal préparés à faire face à l’hiver. «Les dernières années donnaient l’impression que les hivers devenaient plus cléments. Là, on a droit à des tempêtes dignes des années 60», déclare M. Lapointe.
Il n’exclut pas la possibilité de rajuster le tir afin de préparer l’arrondissement à des hivers plus prolifiques. «Ça sera le sujet de nos premières discussions de l’année, assure-t-il. Mais il faut tenir compte des coûts. Les gens veulent un bon service, mais pas d’hausse de taxes.»

L’argent risque toutefois d’être au cœur des discussions à venir, puisque le budget 2007, pour le déneigement, sera déficitaire. «Le déficit sera reporté sur 2008. S’il neige peu durant le reste de cet hiver, ça ira. Sinon ça posera un problème à la fin de l’automne 2008», estime M. Durocher.

D’ici là, les employés des travaux publics «donnent un grand coup de collier, et travaillent avec une énergie incroyable», selon M. Lapointe, qui souligne aussi la «patience et la compréhension» dont font preuve la plupart des résidants de l’arrondissement. Quant à la pluie que l’on annonce pour la fin de semaine, si elle risque d’ajouter un facteur «glissant» à la situation, elle aidera aussi à faire fondre la neige un peu.

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