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Moins d’ampleur mais plus vite

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Article mis en ligne le 28 décembre 2007 à 17:59
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Moins d’ampleur mais plus vite
Le terrain situé au coin des rues Lachapelle et de Salaberry prêtera son sol au Complexe aquatique, sportif et communautaire de Cartierville. (Photo: Jacques Pharand)
2007: concrétisation du CASC
Moins d’ampleur mais plus vite
Attendu depuis treize ans par les résidants de Bordeaux-Cartierville, le Complexe aquatique, sportif et communautaire de Cartierville a obtenu des engagements financiers fermes cette année. Son budget revu à la baisse, le bâtiment sera moins vaste que prévu, mais comprendra tous les éléments qu’on voulait y intégrer. Reste, en 2008, à connaître l’échéancier de sa construction.
En 1994, les citoyens de Bordeaux-Cartierville commencent à émettre des doléances face à l’absence d’installations collectives pour la pratique d’activités sportives ou récréatives dans leur quartier. En 1996, le milieu réagit et l’idée d’un complexe sportif et communautaire calqué sur le modèle des YMCA prend forme.

Les années suivantes sont passées à effectuer des sondages et des études pour bien identifier les besoins de la population cartiervilloise, et récolter les suggestions des intervenants de la communauté. Au terme de cet exercice, en 2002, un comité est créé pour travailler à l’implantation du CASC.

En 2004, le YMCA du Grand Montréal devient officiellement partenaire du projet. Il contribuera à hauteur de 4,7 millions $. En 2005, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville bloque une somme de 3 millions $ sur son plan triennal d’immobilisation afin d’acheter le terrain situé à l’angle des rues Lachapelle et de Louisbourg.

Mais on a reporté cette somme d’année en année, puisqu’on ne voulait pas mettre cet argent sur la table avant d’avoir les engagements financiers permettant d’atteindre le 21 millions qu’on calculait nécessaire pour construire le CASC. Outre une piscine et une pataugeoire, l’édifice de trois étages devait contenir un gymnase double, une salle d’entrainement, une garderie et plusieurs salles polyvalentes. Le YMCA y installerait également des bureaux.
L’année de l’argent sonnant
Enfin, le 14 mai 2007, on apprend que la demande de subvention faite au Ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport, dans le cadre du Programme de soutien aux installations sportives et récréatives, a été reçue positivement. Le gouvernement du Québec fournira donc 7 449 300$. Il ne manque que la réponse du gouvernement fédéral, à qui on a demandé les quelques 6 millions manquants, et un engagement définitif de la part de la Ville de Montréal.
Celui-ci arrive finalement le 14 novembre, lorsque l’administration de la Ville confirme que 2,9 millions seront investis dans le projet de CASC. Ce montant porte à 15 millions le budget total – plus les 3 millions que coûtera le terrain. On décide de renoncer à aller chercher plus d’argent, car «pour être éligible au programme de soutien aux installations sportives et récréatives du gouvernement provincial, le projet ne doit pas dépasser 15 millions», explique Marie-Élaine Ladouceur, porte-parole de l’arrondissement.

En outre, suite à des demandes répétées auprès du gouvernement fédéral, on était resté sans nouvelles. «On a décidé d’aller de l’avant pour ne pas que la population ait à attendre encore des années», commente Mme Ladouceur.

Le changement de budget signifiera une diminution de la superficie prévue, mais n’impliquera aucun sacrifice dans les aménagements. «Toutes les installations qu’on voulait avoir restent les mêmes», précise Mme Ladouceur. Le complexe aura aussi ses trois étages, comme prévu.

L’échéancier étant en cours d’élaboration, il est trop tôt pour déterminer quand exactement les Cartiervillois verront les premières pelles mécaniques s’activer au coin Louisbourg et Lachapelle, et encore plus pour dire quand ils pourront s’ébattre dans la piscine et le gymnase du CASC. Les annonces concernant ces dates seront donc probablement parmi les moments palpitants de 2008!

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