Roudina Kaprata, d’origine albanaise, croit que c’est un grand événement de devenir un vrai citoyen canadien.
(Photo: Alina Sudakova)
Devenir un vrai citoyen
Je m'appelle Alina Sudakova. J'ai 22 ans. Je suis venue de l'Argentine, mais je suis d'origine russe. Je suis ici, au Canada, depuis 2006. J'ai comme diplôme professionnel une technique en administration d'entreprises. Je suis une formation au Centre d'encadrement pour jeunes filles immigrantes, où j'apprends à rédiger des articles avec le journal Les Nouvelles Saint-Laurent, mais aussi à préparer et à animer une émission à Radio Centre-Ville 102,3 FM, et à prendre et à développer des photos, entre autres choses. Après cette formation, je pense retourner aux études.
Chaque année, environ 200 000 immigrants se présentent pour l’obtention de la citoyenneté canadienne. Mais ce n’est pas tout le monde qui devient citoyen trois ans après être devenu résident permanent, comme le permet la loi. La moitié des immigrants obtiennent leur citoyenneté plusieurs années après leur arrivée au Canada.
Pour devenir citoyen canadien, un immigrant doit parler l’anglais ou le français, apprendre les procédures de vote, l’histoire et la géographie canadiennes, et connaître les droits et les responsabilités se rattachant à la citoyenneté. Pour faire toutes les procédures, il faut avoir au moins 18 ans et être résident permanent depuis trois ans.
L’examen peut être écrit ou bien sous forme d’entrevue. Ce ne sont pas toutes les personnes qui doivent subir l’examen, selon Citoyenneté et Immigration Canada.
Les fonctionnaires du gouvernement canadien veulent déterminer si chaque futur citoyen parle suffisamment l’une des deux langues officielles et aussi vérifier ses connaissances sur le Canada, ainsi que ses responsabilités et ses avantages comme citoyen. Le site Internet de Citoyenneté et Immigration Canada permet de connaître le type de questions posées à l’examen.
Lorsqu’un immigrant réussit l’examen, un juge devra déterminer s’il répond aux autres exigences de la citoyenneté. Si c’est le cas, le futur citoyen sera convoqué à une cérémonie où il prononcera un serment. Le juge lui remettra un certificat de citoyenneté canadienne.
Dans le cas d’un échec, Citoyenneté et Immigration Canada fera parvenir un avis de convocation à une entrevue devant un juge, qui posera verbalement les questions de l’examen pour permettre à l’immigrant de démontrer qu’il répond aux exigences.
Un examen facile
Adinet Velandia, qui vient de la Colombie, est citoyenne canadienne depuis trois ans. Elle a trouvé l’examen facile. «L’examen a à peu près 50 questions, mais celles-ci ne sont pas très difficiles. Il faut quand même vraiment se préparer à cet examen pour bien le réussir.»
Nubia Davila, d’origine colombienne, est citoyenne canadienne depuis 2004. «L’examen était écrit et était très facile. Citoyenneté et Immigration Canada te donne un guide des questions et tu te prépares.»
Roudina Kaprata, d’origine albanaise, comptable au Centre d’encadrement pour jeunes filles immigrantes de Saint-Laurent, n’a pas eu de difficultés à devenir citoyenne canadienne. «Je suis citoyenne canadienne depuis janvier 2006. Pour moi, l’examen a été très facile. Les questions étaient simples et il faut seulement cocher les réponses. Après l’examen, il y avait une entrevue avec un juge qui m’a demandé si je travaille, entre autres choses.»
Elle est à la fois heureuse et fière d’elle, parce qu’elle est devenue une citoyenne canadienne. «Le passeport du Canada m’a donné beaucoup de liberté», explique Mme Kaprata. Elle a aussi gardé sa nationalité d’origine. «J’ai gardé ma nationalité albanaise, parce que dans mon passeport canadien, il est mentionné que je suis de nationalité albanaise, mais avec la citoyenneté canadienne.»
Adinet Velandia a elle aussi deux passeports. «J’ai gardé ma citoyenneté colombienne, parce que pour entrer dans mon pays natal, il faut avoir le passeport local.» C’est la même chose pour Nubia Davila, qui gardé sa nationalité colombienne.
Roudina Kaprata croit que le Canada fait bien de donner trois ans à chaque futur citoyen avant de pouvoir obtenir la citoyenneté, pour permettre de s’adapter et pour voir quels sont les droits des citoyens canadiens, entre autres choses. «C’est un grand événement d’être un vrai citoyen canadien», dit-elle.
«La qualité de vie au Canada est très bonne. Voyager à l’extérieur du Canada est très facile. Le passeport canadien permet voyager sans visa à beaucoup d’endroits», croit Nubila Davila.
(Photo: Alina Sudakova)