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Pour acheter sans complexes

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Article mis en ligne le 16 novembre 2007 à 13:55
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Pour acheter sans complexes
Journaliste et résidant de Bordeaux-Cartierville, André Dubuc est l’auteur d’un livre sur l’achat de propriété locatives, «Comment acheter mon premier plex». (Photo: Catherine Leroux)
Pour acheter sans complexes
Journaliste pour le journal Les Affaires depuis sept ans, André Dubuc a écrit son premier livre dans l’intention de démystifier la propriété à revenu. Lui-même propriétaire d’un duplex à Bordeaux-Cartierville, il peint une image positive de l’immobilier dans le quartier.
André Dubuc a eu l’idée d’écrire un livre qui s’adresse aux personnes qui n’ont pas un revenu exorbitant, en remarquant qu’il y avait autour de lui beaucoup de gens débrouillards et capables qui s’abstenaient d’investir dans une propriété à revenu. «J’avais l’impression que les raisons pour lesquelles ils ne passaient pas à l’action était dues au fait qu’ils n’avaient pas de réponses à leurs questions de base: où acheter, à combien fixer les loyers…» relate-t-il.

C’est à toutes ces questions que le livre «Comment acheter mon premier plex» répond avec simplicité, s’attardant autant aux éléments à considérer avant l’achat qu’à ce qui vient après.

Le premier chapitre touche la décision d’acheter un immeuble locatif, puis on passe au choix du quartier et de l’immeuble idéal, pour ensuite plonger dans les questions financières: prix à payer, négociations avec les vendeurs, démarches auprès des banques… Le livre explique également comment bien choisir ses locataires, décortique le rôle de la Régie du logement, l’impact de l’investissement sur les impôts et offre même un «calendrier du proprio».
Bordeaux-Cartierville: un choix judicieux
Lorsqu’ils ont quitté la campagne en 2000, M. Dubuc et sa femme ont choisi Bordeaux-Cartierville, d’abord en raison de l’abondance des espaces verts. Mais, pour le journaliste, les avantages ne s’arrêtent pas là. «Le côté cosmopolite est intéressant, car les nouveaux arrivants constituent une clientèle de locataires qui se renouvelle dans le quartier», explique-t-il. La proximité de l’Hôpital est aussi un avantage d’après lui, d’autant plus qu’elle attire une clientèle de locataires âgés qui est en croissance.
En outre, les prix des immeubles sont dans la moyenne, plus chers que dans le sud-ouest mais moins que chez nos voisins d’Ahuntsic. Le quartier est également proche d’un pôle d’emploi important, soit le parc industriel de Saint-Laurent, offre un accès à la rivière, et reste relativement accessible en transports en commun malgré l’absence de station de métro. «L’Agence métropolitaine de transport a annoncé récemment des investissement dans le train de banlieue Montréal-Deux-Montagnes. Un train fréquent, fiable et confortable va rentre le quartier plus attrayant pour les travailleurs du centre-ville», note M. Dubuc.

Augmentent aussi l’attrait et la valeur locative des plex cartiervillois les investissements et améliorations effectuées dans les lieux publics. «Le parc de Mésy vient d’être refait, et on va agrandir la bibliothèque de Cartierville; tout ça est positif pour le quartier», affirme M. Dubuc.

Quant aux problèmes d’insalubrité pour lesquels certains secteurs de Bordeaux-Cartierville sont célèbres, ils ne doivent pas effrayer les acheteurs potentiels. «Ce sont des problèmes qui affectent plutôt les grandes conciergeries. Dans le cas des petits immeubles à logement, souvent les propriétaires y habitent, et sont donc portés à les garder en bon état. Cela fait en sorte que le bâti reste bien entretenu», rapporte M. Dubuc.
Foi dans la revitalisation
Malgré ses atouts, Bordeaux-Cartierville ne risque pas de subir la même ruée que d’autres quartiers plus centraux ont connue. «Ce serait étonnant que ça devienne un coin aussi chaud que le Plateau», estime M. Dubuc.
Cependant, un accroissement de l’intérêt des investisseurs dans le quartier est tout à fait possible selon lui, notamment si le projet de revitalisation du secteur Laurentien/Grenet est mené à terme. «Les expériences de revitalisation ailleurs à Montréal montrent que ce type de projet peut mener à de belles réussites qui bénéficient aux propriétaires aussi», croit-il.
La route du succès
Figurant au palmarès des best-sellers de Renaud-Bray, «Comment acheter mon premier plex» - également disponible à la Librairie Monet – est un succès retentissant pour l’auteur. «Je crois que la grande force du livre est qu’il y avait longtemps qu’un ouvrage sur le sujet n’était pas paru. Ça répondait à un besoin», commente-t-il.
André Dubuc n’en est toutefois pas à se lancer dans l’écriture d’un second livre. «Pour l’instant, je savoure le présent», dit-il. Dans un duplex, à Cartierville.

(Photo: Catherine Leroux)

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