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Courrier Bordeaux-Cartierville
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Échos du conseil d’arrondissement

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Article mis en ligne le 10 novembre 2007 à 12:18
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Échos du conseil d’arrondissement
Le tronçon manquant à la piste cyclable longeant la rivière des Prairies sera enfin ajouté, a-t-on annoncé lors du conseil du 5 novembre. (Photo: Archives)
Échos du conseil d’arrondissement
Lumière au bout de la piste cyclable
Après une longue attente, le conseiller de Sault-au-Récollet, Jean-François St-Onge a annoncé que les démarches en vue de la complétion du lien cyclable Beauséjour avaient été entreprises. Ainsi, les responsables du Club de canotage de Cartierville ont accepté, moyennant une compensation de 323 500$, de déménager certaines structures qui se trouvaient sur le chemin du futur tracé. Ils auront 24 mois pour le faire. L’argent nécessaire au dédommagement du club proviendra de la Ville de Montréal, ce qui libère des fonds pour l’arrondissement.
Des retards et des ratés
Excédée de ce qu’elle décrit comme des retards systématiques dans le dépôt de documents relatifs aux séances du conseil, la conseillère de Bordeaux-Cartierville et chef de l’opposition, Noushig Eloyan, a demandé que soit adopté un règlement visant à assurer que tous les documents soit remis aux élus au moins 72 heures (ouvrables) à l’avance, faute de quoi aucune question ne pourra être prise en considération lors du conseil. Actuellement, le délai règlementaire est de 48 heures mais les exceptions sont autorisées.
Le conseiller de Sault-au-Récollet, Jean-François St-Onge, a tenu à nuancer les dires de Mme Eloyan, en assurant que les retards étaient exceptionnels et que les délais permettaient toujours de prendre connaissance des dossiers. Les élus ont quand même tous accepté de soumettre la proposition de Mme Eloyan au vote lors du prochain conseil.

Notons que, lundi dernier, les citoyens non plus n’ont pas eu accès à l’ordre du jour à l’avance, une «situation exceptionnelle» a précisé la mairesse, Marie-Andrée Beaudoin, en s’en excusant. La séance spéciale du 15 octobre, précédant la présentation du budget, n’avait pas été annoncée par l’arrondissement.
L’affaire Tournesol
Jacinthe Morin, une employée du Comité logement, de même que Johanne Lefrançois, sont venues s’adresser aux élus pour déplorer ce qu’elles considèrent comme un manque d’engagement de leur part dans l’affaire des résidences Tournesol. Au début du mois d’octobre, des dizaines de personnes âgées ont été évincés cavalièrement par le propriétaire des résidences, la compagnie Cogir, pour libérer des chambres destinées à devenir des ressources intermédiaires. Ce projet se fait dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le CSSS de Bordeaux-Cartierville. Le conseiller du district d’Ahuntsic, Pierre Lapointe, a précisé qu’il avait bel et bien réagi, en appelant le directeur du CSSS pour condamner les agissements de Cogir. M. Lapointe a qualifié les événements d’«indécents». Mme Beaudoin a ajouté qu’elle rencontrerait Mmes Morin et Lefrançois pour en discuter plus longuement.
Déneigement: brouhaha autour des contrats
Un entrepreneur en déneigement, Yvan Pion, s’est adressé au conseil pour demander pourquoi, après un premier appel d’offres pour les services de déneigement, l’arrondissement s’était rétracté pour ensuite reformuler et publier un deuxième appel d’offres. Des modifications ont aussi été apportées au cahier des charges (l’ensemble de documents relatifs à un appel d’offres). Lui-même soumissionnaire et engagé depuis 30 ans par l’arrondissement pour déneiger, M. Pion a affirmé être le plus bas soumissionnaire et ne pas comprendre pourquoi le contrat ne lui avait pas été attribué cette année. Le directeur de l’arrondissement, Éric Lachapelle, a répondu que des ambigüités s’étaient glissées dans le premier appel d’offres et que la conformité à ce nouvel appel passait avant le prix, ce qui explique que le plus bas soumissionnaire n’ait pas été retenu.
Mme Eloyan a également questionné M. Lachapelle au sujet de la modification du cahier des charges. Selon ce dernier, des plaintes des citoyens, les changements du climat hivernal et des problèmes avec les contractants des années précédentes avaient motivé ces changements. Mme Eloyan a répliqué en insinuant qu’il y avait eu du copinage entre un employé du service des travaux publics et l’entrepreneur gagnant, rumeur que la mairesse a classé au rang de calomnie.
Dernier écho de protestation.
Dans une dernière tentative, Normand Parisien, membre de l’Association des citoyens d’Ahuntsic-Cartierville (qui s’oppose au déménagement) est revenu à la charge pour demander à la mairesse si la décision de rassembler les services de l’arrondissement au 555 Chabanel était définitive. Mme Beaudoin ayant répondu par l’affirmative, il est revenu à la charge, demandant ce qui arriverait aux commerces entourant l’actuelle mairie de l’arrondissement, «qui périclitent depuis le prolongement du métro» selon lui. Mme Beaudoin a assuré que ce n’est pas le déménagement qui allait faire s’écrouler l’économie locale, et que le développement économique restait une des priorités de son administration.
Une étude sur le 333 Chabanel
Un autre membre de l’Association des citoyens, Stéphane Mélançon, a questionné les élus sur une étude réalisée au printemps par une firme en génie sur l’immeuble situé au 333 Chabanel. M. Lachapelle a expliqué qu’avant le lancement des appels d’offres, des discussions informelles entre l’arrondissement et les soumissionnaires potentiels de la rue Chabanel avaient débuté, et que l’étude s’inscrivait dans ces pourparlers. Cette étude a coûté 1600$ à l’arrondissement.
L’opposition proteste énergiquement
Mme Eloyan a posé de très nombreuses questions quant au rapport sur les pouvoirs délégués (relatant les actions accomplies par les conseillers durant le mois). Elle a demandé, entre autres, des précisions sur le coût des répertoires d’activités, les frais de cellulaires des employés, les économies découlant des coupures de postes.
Ses questions ont permis d’apprendre que 18 033$ avaient été dépensés afin d’envoyer des lettres aux citoyens, par lesquelles la mairie a défendu son projet de déménagement. Au bout de 45 minutes de discussions, Mme Eloyan a annoncé sa dissidence quant à ce point de l’ordre du jour, et l’a répété lors de l’adoption d’un règlement d’emprunt de 1,2 millions $ pour des ajouts de travaux dans les parcs. La mairesse Beaudoin a une fois de plus critiqué ce qu’elle considère comme une opposition en bloc de la part de la conseillère de Bordeaux-Cartierville.
Une main de fer dans un gant vert?
François Boucher, citoyen et membre du Parti Vert, a questionné le conseil sur l’imposition du recyclage obligatoire. M. Boucher a rappelé que l’arrondissement de Montréal-Nord venait de rendre obligatoire le recyclage et a demandé aux élus ce qu’ils pensaient de cette solution. Responsable du dossier de l’environnement, Jean-François Saint-Onge a expliqué que le recyclage obligatoire, bien qu’il n’était pas exclu, n’était pas pour l’instant jugé nécessaire, puisque 40% des gens recyclent déjà dans Ahuntsic-Cartierville, contre seulement 15% à Montréal-Nord. «On va continuer avec la sensibilisation et l’appui aux éco-quartiers. Si, dans quelque temps, on juge que ça ne suffit plus, on pourrait se tourner vers d’autres solutions», a-t-il déclaré.

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