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Des jeunes avec des racines, des terrains avec des pousses

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Article mis en ligne le 13 novembre 2007 à 11:10
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Des jeunes avec des racines, des terrains avec des pousses
Des arbustes, fournis par une pépinière de l’Assomption, ont été plantés sur les terrains de trois immeubles de la rue Émile-Nelligan. (Photo: Martin Alarie)
Des jeunes avec des racines, des terrains avec des pousses
Sur la rue Émile-Nelligan, une trentaine de jeunes sont présentement attelés à l’embellissement des terrains de trois édifices à logement. Plus qu’un projet de paysagement, le chantier permet la réinsertion sociale des participants, mobilise le voisinage et crée un environnement plus agréable pour les résidents.
L’an dernier, André Forgues directeur de la Société de développement d’habitation communautaire (SODHAC) a contemplé la rue Émile-Nelligan, et s’est dit qu’il y avait quelque chose à faire. «Je trouvais le coin un peu tristounet, avec ses immeubles de type «Moscou ouest». Je me suis dit qu’on pouvait donner plus de gueule à l’endroit et faire en sorte que les gens soient contents de rentrer chez eux», dit-il.

Devant les immenses terrains complètement inexploités, M. Forgues a eu l’idée de verdir les cours des édifices et de créer des lieux communautaires pour que les familles puissent s’y rassembler. «On a refait le terrassement, planté des arbustes, et aménagé des espaces de rencontres à l’arrière où les gens pourront s’asseoir, faire des barbecues…» relate M. Forgues.

Les travaux sont désormais arrêtés en raison du froid, et se termineront au printemps.
La saga du financement
Le projet de la SODHAC avait démarré laborieusement, malgré un feu vert de la Ville de Montréal qui est propriétaire des édifices. La collaboration que l’on espérait obtenir de Chantier Jeunesse n’est jamais venue. En outre, selon M. Forgues, l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville n’a pas donné suite à sa demande de subvention de 6000$. Du côté de l’arrondissement, on affirme pourtant ne rien avoir reçu de sa part.
«Bien entendu que je leur ai fait parvenir une demande, rétorque M. Forgues. C’a été assez pénible! C’est les attachés politiques de l’arrondissement qui se sont pogné le beigne», ajoute-t-il, précisant qu’il avait rencontré le conseiller politique Jean-Yves Gauthier, en mars dernier.

Malgré de telles récriminations, l’arrondissement a fourni le compost, pour une valeur de 2000$ d’après le conseiller Jean-François St-Onge. La conseillère de Bordeaux-Cartierville, Noushig Eloyan, a pour sa part versé 300$ au projet.
L’implication communautaire
Mais c’est véritablement l’arrivée de Racines au Sommet qui a donné son élan au projet. Cet organisme communautaire effectue la réinsertion sociale de décrocheurs par l’horticulture. Les jeunes affectés au chantier sont payés et supervisés par l’organisme.
Se sont ajoutés à cette main d’œuvre des participants de la Maison des jeunes de Cartierville, et des gens de l’éco-quartier. Finalement, même les enfants des locataires ont mis la main à la pâte. Tout ce beau monde, issu de milieux divers, travaille en cœur et dans la bonne entente.

Le succès du chantier est tel qu’on songe, toujours en partenariat avec Racines au sommet, à entreprendre de nouveaux projets d’aménagement paysager l’été prochain. La SODHAC assume présentement les frais qui ne sont pas couvert par les contributions de ses partenaires, et continue à «tendre des perches pour voir qui vient», conclut M. Forgues.

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