Les ministres Christine Saint-Pierre et Raymond Bachand ont dévoilé la stratégie québécoise de la mode et du vêtement mardi dernier en compagnie de représentants de l'industrie. (Photo: Courtoisie)
Une bonne nouvelle pour le secteur Chabanel
Le secteur l'Acadie-Chabanel constitue un pôle important du domaine de la mode à Montréal, avec 587 entreprises et 11 350 emplois dans le domaine de l’habillement en (2003). C’est pourquoi la députée de l’Acadie, Christine Saint-Pierre, s’est réjouie à l’annonce, le 9 octobre, de la Stratégie québécoise de la mode et du vêtement.
La stratégie s'articule autour de cinq axes d'interventions. D’abord, on veut favoriser l’adaptation des modèles d’affaires en appuyant les entreprises qui mettront en place des modèles adaptés à la concurrence internationale. 15 millions $ seront consacrés à cet objectif, et 15 autres au second axe, visant à encourager la pré-commercialisation, la commercialisation et l’exportation. Dans ce cadre, on entend soutenir les entreprises qui souhaitent conquérir des marchés à fort potentiel.
Le troisième axe vise à appuyer le recours au design et aux technologies avancées en offrant un appui aux partenariats entre designers, ou entre designers et manufacturiers, en allégeant le processus donnant droit au crédit d'impôt pour le design, en stimulant les transferts technologiques et en utilisant des matériaux techniques et innovants. 40 millions $ seront versés pour y arriver.
Trois millions seront versés à la promotion de Montréal comme ville de mode. On entend ainsi appuyer les grands événements de mode et soutenir de nouvelles activités visant à positionner la métropole sur la scène internationale.
Enfin, on compte, au coût de 8,7 millions, renforcer le développement de la main-d'œuvre et rendre l'environnement plus favorable en encourageant la formation, la valorisation des métiers du vêtement et des projets économiques structurants.
«L'annonce de cette stratégie est une bonne nouvelle pour l'industrie de la mode et du vêtement, notamment pour le secteur Chabanel, qui représente un point névralgique de l’industrie montréalaise», a commenté Mme St-Pierre.