Audrey Généreux, coordonnatrice d’ÉcoBrico, a récolté auprès d’entreprises voisines une gamme très variée de matériaux destinés à des activités de bricolage. (Photo:Archives)
Création pro-écolo
«Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme», énonçait Anaxagore il y a plus de deux siècles. Une maxime plus que jamais d'actualité, surtout quand éclosent des initiatives originales conciliant recyclage et activités artistiques ou éducatives.
Grâce à l’ÉcoBrico, les services de garde de Bordeaux-Cartierville bénéficieront à partir du 8 octobre de matériaux recyclés qu’ils pourront utiliser pour faire du bricolage avec leurs bout-de-choux, sauvant ainsi l’environnement en même temps que des sous.
Le projet, démarré en juin sous la gouverne d’Audrey Généreux, coordinatrice du projet, a généré des résultats inespérés. «On a ramassé beaucoup plus de matériel que ce à quoi on s’attendait», déclare France Laflamme, agente de soutien pédagogique au bureau coordonnateur de la garde en milieu familial de Bordeaux-Cartierville. «On a reçu beaucoup de papier et de carton de la part d’imprimeries; on a eu de la céramique pour fabriquer des mosaïques, de la tapisserie, du tissu, des boutons, du bois, des verres de lunettes, des languettes de stores», énumère-t-elle.
C’est la générosité des entreprises de nos voisins de l’arrondissement de Saint-Laurent qui en grande partie a fait le succès de la collecte, débutée en juin. Situé à Saint-Laurent, le CPE Tchou-Tchou a en effet repris l’idée, déjà en pratique ailleurs à Montréal, d’approcher les industries afin de récolter leurs surplus. Et ce sont les garderies de Bordeaux-Cartierville qui en profiteront.
Le centre de ressources, situé au 4795 de Salaberry (coin Lavigne), sera inauguré le 4 octobre puis ouvrira ses portes tous les lundis. Les matériaux récupérés y seront vendus au poids ou au bac à un tarif minime, selon Mme Génréux.
Seuls les responsables des services de garde du quartier auront pour le moment accès au centre, ce qui représente autour de 70 garderies, et touche près de 600 enfants. «On commence par les services de garde, mais éventuellement, si ça marche bien, on aimerait offrir le service à d’autres institutions et organismes, et peut-être aller vers d’autres usages à part les arts plastiques», affirme Mme Laflamme.
Un atelier sera organisé afin d’aider les responsable des services de garde à multiplier les idées d’activités à faire avec les matériaux dont ils disposeront désormais, ajoute Mme Généreux.
En plus de permettre aux garderies d’économiser tout en ajoutant de la variété aux matériaux utilisés dans leurs bricolages, ÉcoBrico contribue à minimiser la trace environnementale de ces activités. «Cela va réduire les matières résiduelles produites. Cette deuxième vie donnée aux matières permet d'éviter de consommer du nouveau matériel», explique Audrey Généreux.
L’ÉcoBrico continue de récolter les dons. «On prend un peu de tout. On cherche toujours des des billes de verre, des bouchons de liège, des bâtons de popsicle, des chandelles, des fermetures éclairs, du fil de fer malléable, des ressorts, des timbres, des tuyaux. On incite les donateurs à laisser aller leur imagination», dit Mme Généreux.
Le centre acceptera accepte les dons les lundis de 17 heures à 21 heures. Il est recommandé de téléphoner avant de passer, afin de vérifier qu’il s’agit bien de matériel dont le centre peut faire usage.