Échos du conseil du 4 septembre
Toupin tout flamme
Un représentant des citoyens du secteur Toupin, situé à l’ouest de l’arrondissement, est venu déposer une pétition de 700 signatures contre le prolongement du boulevard Cavendish jusqu’au boulevard Henri-Bourassa, reliant ainsi Cavendish au boulevard Toupin. Les résidants de ce secteur craignent que ce prolongement du très achalandé boulevard cause une hausse drastique de la circulation et nuise à leur qualité de vie et à leur sécurité. Le porte-parole, Luc Marion, a demandé à ce que soit organisée une rencontre entre les élus et le regroupement des citoyens, ce à quoi la mairesse, Marie-Andrée Beaudoin, a répondu favorablement.
Le syndicat s’indigne
Le directeur syndical de la région Nord de Montréal, Martin Forest, est venu s’exprimer sur le fait que, d’après lui, trop de postes de cols bleus sont coupés par rapport au nombre de postes de cadres qui existent. Il a dénoncé ce qu’il décrit comme une coupure du service direct aux citoyens au profit d’un maintien de la structure patronale. Il a ajouté que l’augmentation du travail que l’on exige de certains employés est trop importante, citant en exemple les nouvelles tâches demandées aux opérateurs de zambonis dans les arénas. Mme Beaudoin a répliqué que les changements dans les tâches demandées aux cols bleus avaient été faits dans une optique d’efficacité au travail et d’économie. Le directeur de l’arrondissement, Éric Lachapelle, a ajouté que ces tâches ont toujours fait partie des responsabilités associées au poste tel que défini par la convention collective.
L’autonomie des éco-quartiers
À la suite d’une rencontre avec un représentant de l’arrondissement, un malentendu avait conduit certains intervenants des éco-quartiers à croire que l’arrondissement projetait de créer un seul méga-éco-quartier qui coordonnerait les quatre autres, qui deviendraient alors de simples points de services. Questionné à ce sujet, le conseiller Jean-François St-Onge a corrigé cette interprétation inexacte, en affirmant qu’il n’est aucunement question d’enlever aux éco-quartiers leur saveur locale et leur autonomie. «Ce que nous souhaitons, a-t-il précisé en entrevue téléphonique, c’est leur permettre de s’approprier le plan de développement durable que nous avons mis sur pied.» Une rencontre, le 18 septembre, devrait permettre de dissiper la confusion.
Se synchroniser pour un air plus pur
Un citoyen, Pascal Thibault, a demandé s’il était prévu que les feux de circulation de l’arrondissement soient synchronisés, de manière à réduire la marche au ralenti des véhicules et ainsi diminuer les émissions de gaz polluants dans l’air. M. Lachapelle lui a répondu que, dans le cadre du plan de gestion dynamique des feux de circulation, des études étaient en cours à la ville centre, et qu’on pouvait s’attendre à des changements dans les semaines ou les mois à venir.
Un bon tuyau
Claudy Lanoix, résidante de l’arrondissement, s’est présentée au micro pour attirer l’attention sur le mauvais état des conduits d’eau de l’arrondissement. Cette situation fait en sorte que des quantités considérables d’eau potable se perdent. La mairesse Beaudoin s’est dite bien au courant de ce phénomène, ajoutant qu’elle déplorait ce gaspillage d’eau propre. M. Lachapelle a ajouté que des études étaient présentement en cours et qu’un plan d’action serait élaboré sous peu, sans préciser la nature des travaux, où et quand se feraient ces travaux et combien cela coûterait.
Les hauts et les bas de la rue St-Germain
Un résidant de la rue Saint-Germain, située près de l’Hôpital Sacré-Cœur, est venu demander que soient installés des panneaux de circulation interdisant sur sa rue le passage des camions, qui sont légion depuis le début des rénovations à l’hôpital. M. Vanier a aussi questionné les élus sur le fait que le côté ouest de la rue est nettoyé à toutes les semaines alors que le côté est n’est nettoyé qu’une fois par mois. M. Lachapelle assuré qu’il vérifierait les raisons de cette apparente asymétrie afin d’y remédier.
La beauté des berges
Un citoyen a exprimé son désir de voir les berges de la Rivière-des-Prairies mises en valeur, et mieux aménagées, de manière à ce qu’on puisse notamment s’y baigner. La beauté du site pourrait faire de la rivière, selon lui, un lieu comparable à la Seine ou la Tamise si on se donnait la peine de le développer. Jean-François St-Onge a expliqué que le développement durable des berges faisait partie du plan de développement durable sur 20 ans dont s’est doté l’arrondissement. Il a rappelé qu’un premier geste en ce sens avait été fait lorsqu’on a remis sur pied l’Association récréotouristique Ahuntsic-Cartierville (ARAC) qui élira d’ailleurs domicile au bord de l’eau, dans le pavillon du parc Beauséjour, une fois que ce dernier sera rénové.
Secteur Viel: le site en suspend
Un représentant des résidants du secteur Viel, où un projet de construction résidentielle a récemment avorté suite aux pressions populaires, est venu s’enquérir de la suite des choses. Le conseiller d’Ahuntsic, Pierre Lapointe, a rapporté avoir informé l’organisme communautaire l’Intégrale de la mise en vente de l’immeuble de la Caisse populaire Saint-Joseph-de-Bordeaux, sans avoir eu de réponse de leur part pour le moment. Il a réitéré son engagement de consulter les citoyens avant de prendre une décision.