Marie-Andrée Beaudoin a indiqué avoir reçu un rapport selon lequel l’immeuble du 12 137 Bois-de-Boulogne est en très mauvais état. (Photo: Martin Alarie)
L’appel d’offres d’abord, le rapport ensuite
Lors du conseil, la mairesse a déclaré avoir fondé sa décision de déménager les services de l’arrondissement sur un rapport reçu en juin. Or, l'appel d’offres en vue du déménagement avait déjà été publié quelques semaines avant cette date.
Depuis le début de la saga du déménagement, la mairesse Beaudoin explique la rapidité de sa décision par la nécessité de quitter l’immeuble situé au 12 137 Bois-de-Boulogne, que des études ont révélé impropre à l’occupation. Un rapport, reçu en juin, a révélé de nombreuses défectuosités et non-conformités, dont la présence d’amiante dans les locaux. Ce dernier élément est contesté par l’opposition officielle, qui affirme avoir confirmé auprès du Service des immeubles que l’amiante présente dans l’édifice ne présente pas de danger pour l’humain.
Quoi qu’il en soit, la mairesse soutient que les divers problèmes associés à l’ancienne caserne de pompiers auraient nécessité des investissements considérables, et c’est pourquoi on a préféré le déménagement aux rénovations. Le court laps de temps entre la réception du rapport final et la décision de déménager expliquerait qu’on n’a pu informer les citoyens qu'une fois la décision prise.
Toutefois, l'appel d’offres indique que la date limite pour soumettre une proposition de bail à l’arrondissement était le 11 mai, soit bien avant la réception du rapport sur l’état de l'immeuble sur Bois-de-Boulogne. Rappelons que l’appel d’offres précisait aussi que le local du soumissionnaire devait être situé «sur la rue Chabanel entre la rue L’Acadie et le boulevard Saint-Laurent».
Il a été impossible de recueillir les commentaires de Marie-Andrée Beaudoin sur le sujet à l’heure de mettre sous presse, ni de consulter le rapport en question.