Annonces gratuites | Enchères en ligne | Appel d'offres | Emplois | Circulaires | Nos Hebdos | Interurbain | Rencontre en ligne
Transcontinental
Courrier Bordeaux-Cartierville
Entete Vie comm
Envoyer ce texte à un ami Imprimer cette page Réagissez à cet article

Une machine unique pour contrer les invasions d’insectes

par
Voir tous les articles de
Article mis en ligne le 11 septembre 2007 à 9:40
Soyez le premier à commenter cet article
Une machine unique pour contrer les invasions d’insectes
Le pulvérisateur électrostatique, conçu initialement pour arroser des vergers, est fabriqué en Italie par la compagnie Martignani. (Photo: Sylvain Marineau)
Une machine unique pour contrer les invasions d’insectes
Le combat contre l’homme et la nature est sans répit. Comme dans toutes les guerres, les armes se sont complexifiées à mesure que la technologie a évolué, et depuis que l’écologie est entrée dans la donne. À Bordeaux-Cartierville, une nouvelle machine unique au Canada devrait aider à débarrasser les résidants des psylles qui hantent les rues Poincaré et Saint-Évariste: le pulvérisateur électrostatique.
«Durant les années 70, on plantait des arbres de façon homogène dans la ville; chaque rue avait son espèce, rapporte Pierre Francoeur, agent technique à la Division des parcs et des installations de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville. Mais on s’est rendu compte que ces «rangs d’oignons» étaient problématiques quand une maladie ou un insecte arrivaient, parce que toute la rangée se retrouvait contaminée.»

C’est ce qui s’est passé sur les rues Saint-Évariste et Poincaré, lorsqu’on a planté ce qu’on croyait à l’époque, rapporte M. Francoeur, «l’arbre idéal». Jolis et forts, les micocouliers semblaient échapper aux maladies et insectes qui attaquaient d’autres espèces. Mais c’était compter sans le psylle, petit insecte qui s’abrite et se reproduit dans les micocouliers.

«Quelques semaines après la ponte, au mois de mai, les larves nouvellement formées se cachent dans un abri sur les feuilles où elles se développent; c’est la galle que l’on voit sur les feuilles. En automne, les psylles adultes émergent, et cherchent la chaleur et la lumière. Elles les trouvent dans les maisons», explique M. Francoeur.

Bien qu’ils ne piquent pas, ne transportent pas de maladies, ne nuisent pas aux animaux et ne diminuent pas la vitalité des arbres, les psylles constituent un irritant énorme pour les résidants des rues affectées en raison de leur nombre quasi-biblique. Minuscules, ils passent à travers les moustiquaires, obligeant les résidants à tenir leurs fenêtres fermées.
Comprendre l’ennemi
La lutte contre le psylle est d’abord une guerre de l’information. Appuyés par des experts du Jardin Botanique, M. Francoeur et ses collègues ont observé le psylle afin de comprendre son comportement, dont on ne savait rien au départ. Cela a permis de découvrir qu’il y a une fenêtre d’intervention très précise au printemps. «Les quelques jours où la larve sort de l’œuf et migre sur la feuille, il faut pulvériser, car c’est là que l’insecte est le plus vulnérable», déclare M. Francoeur.
Après avoir essayé plusieurs insecticides et des bandes collantes pour capturer les psylles adultes, on a pu mieux cerner les besoins. Les produits trop dommageables pour l’environnement ont été mis de côté, et on a voulu trouver une machine plus efficace. C’est là qu’on a découvert le pulvérisateur électrostatique.

«L’appareil est fabriqué en Italie et doté d’une soufflerie qui crée une turbulence et enveloppe les feuilles de produit. Le module électrostatique charge le liquide positivement, de manière à ce les gouttelettes soient attirées directement par les arbres, qui, eux, sont chargés négativement», raconte Pierre Francoeur.

Alors, est-ce que cette machine hautement perfectionnée permettra de débarrasser les résidants des essaims de psylles (et de pucerons)? Encore trop tôt pour le dire, répond M. Francoeur. «La fenêtre d’intervention a été courte cette année, et on craint de l’avoir manquée de peu. Il va falloir continuer à s’ajuster. Mais maintenant qu’on a la bonne machine et qu’on sait quand intervenir, je m’attends à ce qu’on atteigne d’ici quelques années un niveau acceptable de population de psylles» affirme-t-il.

La quantité de psylles a déjà diminué depuis que l’arrondissement s’est penché sur le problème. La guerre aux insectes est longue et ardue, mais désormais, rien ne se dresse entre l’homme de Bordeaux-Cartierville et sa victoire.

Ces articles pourraient également vous intéresser

Affichage des photos

Vos commentaires

Chroniqueurs

Chez nos voisins


La question du net


Liens