Chronique policière
Une araignée au plafond
Les agents du poste de quartier 10 souhaitent mettre les commerçants en garde à la suite de deux intrusions inhabituelles de malfaiteurs dans des commerces du quartier.
Le 27 août, les policiers se sont rendus dans un commerce du Marché Central vers 1 heure du matin, réagissant au déclenchement du système d’alarme. Après inspection des locaux, ils ne trouvent rien et concluent à une erreur. Mais lorsque l’alarme retentit à nouveau à 4h30, ils y retournent pour réaliser que c’est par le toit que l’entrée par effraction s’est faite. Les voleurs, bien équipés, avaient fait un trou dans le plafond, pour ensuite s’attaquer au coffre-fort. Ils ont vraisemblablement été dérangés avant de pouvoir mettre la main sur son contenu et ils ont pris la fuite. Aucun suspect n’a été arrêté. Le 13 août, c’était un commerce de la rue Charles-de-la-Tour qui était la proie des voleurs qui, là aussi, se sont introduits par le plafond.
Les policiers rappellent aux commerçants que la meilleure manière de se protéger contre de tels actes est de doter son commerce d’un système d’alarme relié à une centrale, de caméras de surveillance à l’extérieur comme à l’intérieur du commerce (surtout là où se trouve le coffre-fort) et d’un détecteur de chaleur pour les portes, qui peut sentir la présence d’un intrus. Pour toute question, les commerçants sont invités à communiquer avec le poste de quartier 10.
Alcool et peinture en aérosol: un mélange explosif
Si les graffiteurs illégaux ne sont pas légion dans Bordeaux-Cartierville, il arrive quand même qu’on en surprenne un en flagrant délit. Ce fut le cas aux premières heures du 22 août, alors qu’un citoyen a alerté les agents du poste de quartier 10 qu’un jeune homme était en train de s’exprimer sur les murs du viaduc situé au croisement du boulevard Sauvé et de l’autoroute 15. Non content de vandaliser, l’homme de 22 ans était de surcroît lourdement intoxiqué par l’alcool. Amené au poste pour vérifications, le graffiteur a ensuite refusé de quitter le poste 10 sans ses instruments de travail, soit des crayons et une bombe aérosol. Lorsqu’il est finalement parti, ce fut pour aller se camper au milieu de la circulation, de manière évidemment dangereuse pour lui comme pour les automobilistes. Ce comportement lui a finalement valu d’être arrêté pour avoir flâné ivre et refusé de circuler, après quoi il a été envoyé au centre opérationnel nord pour cuver son vin en prison. Relâché le lendemain matin, il devra comparaître devant un juge pour répondre de ses actes de vandalisme.