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Courrier Bordeaux-Cartierville
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La bataille continue à l’opposition

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Article mis en ligne le 19 août 2007 à 3:28
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La bataille continue à l’opposition
Le bail est signé, le registre s’est fermé sur une carte blanche au règlement d’emprunt et les travaux de mise à niveau débutent au 555 Chabanel, mais l’opposition ne décolère pas. Noushig Eloyan, conseillère de Bordeaux-Cartierville et chef de l’opposition à la Ville de Montréal, continue sa croisade contre le déménagement des services de l’arrondissement.
Dans un communiqué émis la semaine dernière, Mme Eloyan réitérait son indignation face aux coûts et à l’emplacement des nouveaux locaux, de même qu’à la manière dont la décision a été prise. «Les actions que nous entreprenons font échos aux plaintes de citoyens qui ne tarissent pas», déclare-t-elle en entrevue téléphonique.

Selon Mme Eloyan, la décision a été prise en «catimini». «Une décision qui engage des fonds publics doit se faire en toute transparence. Il aurait dû y avoir des consultations publiques en bonne et due forme», soutient-elle.

Elle questionne également le sentiment d’urgence qui semble avoir motivé la décision de la mairie, rappelant que c’est la mairesse elle-même qui avait annulé la réfection du toit de l’immeuble de la rue Bois-de-Boulogne, à la fin de l’hiver.

Enfin, le choix de la rue Chabanel lui apparait étrange. «Ce n’est pas un bureau d’arrondissement qui va revitaliser un secteur. Le secteur Chabanel est un milieu d’affaires, où la mairesse est très à l’aise, mais qui n’est pas nécessairement adapté aux besoins de la communauté.»

Mme Eloyan enjoint les citoyens mécontents à manifester leur désaccord, bien qu’aucun recours juridique ne permette à présent de bloquer le déménagement. «Le conseil d’arrondissement a toujours le loisir de retirer un projet. S’il n’y a pas d’obligation juridique, il existe une obligation morale pour les élus d’écouter la population», affirme-t-elle.

Mme Eloyan entend interpeller le maire lors du conseil municipal du 27 août. Que le bail soit déjà signé et que les travaux d’aménagement soient en branle ne semble pas la décourager. «C’est notre devoir de citoyen de réagir à une chose pareille, sinon, on laisse un précédent se créer», croit-elle.

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