En participant à Katimavik, Catherine Jobin a travaillé dans une classe d'immersion française à Hazelton en Colombie-Britannique.
(Photo: Courtoisie)
Katimavik, un projet emballant pour la coordonnatrice du Festiblues
Âgée de 23 ans, Catherine Jobin, coordonnatrice au Festiblues International de Montréal, a pris part au projet Katimavik en 2001. «Katimavik, ça ouvre plein de portes et ça nous ouvre les yeux sur le monde. C'est un projet sérieux. C'est une super alternative aux études», raconte-t-elle.
Le programme Katimavik, qui signifie «lieu de rencontre» en inuktitut, propose chaque année à des milliers de jeunes âgés de 17 à 21 ans de prendre part à des projets de travaux communautaires au sein d'organismes à but non lucratif.
«J'étais en secondaire 5 et je ne voulais pas aller au cégep tout de suite. J'avais envie de découvrir des trucs nouveaux et d'améliorer mon anglais», mentionne-t-elle.
Pendant neuf mois, les groupes composés de onze participants visitent trois régions différentes du Canada, dont deux anglophones et une francophone. Le groupe de Catherine a d'abord séjourné à Sherbrooke, où les participants ont travaillé au sein d'un organisme chargé de défendre les droits des personnes à mobilité réduite.
Ensuite, ils ont mis le cap sur Hazelton, une réserve amérindienne située dans le Nord de la Colombie-Britannique. «C'était hallucinant comme expérience», soutient-elle. Ce séjour lui a permis de travailler comme assistante d'un enseignant dans une classe d'immersion française. Enfin, ils ont travaillé sur une ferme biologique, dans la petite communauté de Walton, qui est nichée dans la Baie Georgienne ontarienne.
Bonheurs et frustrations
Les jeunes de Katimavik résident en famille d'accueil pendant une dizaine de jours et sont hébergés le reste du temps dans une maison aménagée à leur intention.
Partager son quotidien avec dix autres personnes provenant d'horizons différents peut apporter son lot de bonheurs et de frustrations. «C'est confrontant la vie de groupe. Les mentalités changent de province en province, de région en région. Les premières semaines, c'est un défi. Mais peu après, les autres participants deviennent indispensables à notre vie», confie-t-elle en soulignant que six ans après son expérience à Katimavik, elle garde toujours contact avec les autres participants.
En plus de développer des aptitudes personnelles et de perfectionner sa maîtrise de l'anglais, Katimavik permet d'acquérir une expérience de travail. «Au niveau d'un c.v., c'est une super bonne carte de visite parce que le travail est très varié», affirme-t-elle la coordonnatrice qui met en pratique au Festiblues les qualités de leadership qu'elle a développées à Katimavik.
Une longue histoire d'amour
Depuis son retour, Catherine a terminé un DEC en sciences humaines, un certificat en langue anglaise et complète présentement un baccalauréat en communications. Elle s'implique au sein du Festiblues depuis 9 ans. «Depuis deux ans, je suis une employée permanente au Festiblues. C'est une longue histoire d'amour entre nous», clame-t-elle.
Catherine a la piqûre du voyage et après le Canada, la France, la République tchèque, la Norvège et le Maroc, elle compte bien visiter l'Amérique du Sud, l'Afrique ou l'Inde. «Avant d'aller voir ailleurs, c'est intéressant aussi de visiter le Canada. Il y a une diversité hallucinante et le pays est grand. Il faut le visiter pour voir d'où on vient», précise-t-elle.
Bien que comblée par son travail de coordonnatrice au Festiblues, elle aimerait devenir photo-journaliste, un projet qui a germé alors qu'elle participait à Katimavik. «Je fais de la photo depuis que je suis toute petite et j'ai commencé à faire des photos reportages pendant Katimavik. Je me suis aperçue que j'adorais cela et que les gens appréciaient mon travail», relate Catherine.
Katimavik est présentement en période de recrutement pour les départs en septembre 2007. Les formulaires d'inscription sont disponibles en ligne au
www.katimavik.org.(Photo: Courtoisie)