Malgré leur air inoffensif, les canards contribuent à faire augmenter le nombre de coliformes fécaux dans l'eau. (Photo: Jacques Pharand)
Des bactéries et des hommes
L’eau de la Rivière-des-Prairies
Coliformes fécaux et autres bactéries passent l'été en nageant dans la Rivière-des-Prairies, sans pour autant causer d'ennui aux résidants de Bordeaux-Cartierville. S'ils contribuent à polluer les espaces aquatiques d'un peu partout à travers le Québec, ils demeurent en faible quantité dans les eaux de l’arrondissement.
«Plusieurs experts ont confirmé que même si certains secteurs situés près de la Rivière-des-Prairies sont plus pollués, la majeure partie des endroits d'Ahuntsic-Cartierville bordant la rivière demeurent propres», soutient Philippe Sabourin, chargé de communication à la Ville de Montréal.
Plus précisément, lors des dernières analyses effectuées le 24 juillet, seule l'eau située en bordure du parc Raimbault était polluée. Elle était considérée comme mauvaise au parc Beauséjour et au Club de canot de Cartierville, mais d'une bonne à excellente qualité au parc île Perry, de la Merci, Nicolas-Viel de même que près du centre sportif Sophie Barat.
Les analyses effectuées par le réseau de suivi du milieu aquatique (RSMA) mesurent le nombre de coliformes fécaux par 100 ml d'eau. L'eau est considérée non baignable et polluée lorsque ce nombre atteint les 200. Dépendamment du taux de bactéries présentes dans l'eau, l'échantillonnage, effectué à l'aide d'un sceau, est répété de cinq à sept fois entre les mois de mai et d'octobre.
Raisons diverses
Les causes possibles de la pollution des milieux aquatiques sont diverses et peuvent varier selon la température et le niveau de l'eau. Les déchets jetés par l'homme, mais également les fortes pluies peuvent être responsables de la prolifération des bactéries dans l'eau.
En effet, lorsqu'une trop grande quantité d'eau arrive dans les égouts en même temps, une partie de cette eau est déversée dans les cours d'eau avoisinants.
La présence de nombreux canards pourrait également contribuer à la détérioration de la qualité de la rivière. «En déféquant dans l'eau, les canards contribuent à faire augmenter le nombre de coliformes fécaux. Par ailleurs, le courant plus ou moins fort de la rivière peut venir influencer les résultats des analyses que nous effectuons», précise M. Sabourin.
Conséquences sur la santé
Il n’existe aucun endroit aménagé pour la baignade dans l’arrondissement, et les dissidents devraient garder en tête que de se baigner peut entraîner de graves conséquences sur la santé. Avaler de l'eau contaminée ou simplement être en contact avec celle-ci peut entraîner des affections gastro-intestinales comme la diarrhée, des infections des voies respiratoires supérieures, des yeux, du nez, de la gorge ou des oreilles, de même que des rougeurs ou des irritations de la peau.
Pour en savoir plus sur la qualité de l'eau, informez-vous auprès du réseau de suivi aquatique de Montréal
www.rsma.qc.ca).