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Pour se baigner en toute sécurité

Article mis en ligne le 23 juillet 2007 à 15:27
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Pour se baigner en toute sécurité
Afin de contrer le phénomène de la noyade, la Société de sauvetage organisait la douzième édition de la Semaine nationale de prévention de la noyade du 15 au 22 juillet. Le choix de ces dates n'était certes pas un hasard, car c’est au cours des vacances de la construction que l’on dénombre le plus haut taux de noyades de l’année. En 2004, lors de cette période fort achalandée, on a noté 14 noyades mortelles au Québec, soit une moyenne d’une noyade par jour. Ce bilan est plus qu’alarmant !
Une journée, un message de prévention
Dans le cadre de la Semaine nationale de prévention de la noyade, le 21 juillet était la journée de la prévention des traumatismes à la colonne vertébrale. Tous les sauveteurs du Québec ont effectué simultanément un sauvetage de cas de colonne à 14 h. «Cette journée avait pour but de sensibiliser la population aux dangers de plonger en eau peu profonde, dans une piscine résidentielle ou dans des eaux inconnues», a expliqué Gino Chouinard, porte-parole de la Semaine nationale de prévention de la noyade et passionné de sports nautiques.
«Au cours des dernières années, le Centre d’expertise pour les personnes blessées médullaires de l’Ouest du Québec (CEBMOQ) a traité en moyenne annuellement six personnes ayant subi une fracture à la colonne vertébrale à la suite d’un plongeon en eau peu profonde», souligne-t-il.
Les jeunes hommes plus à risque
Les personnes blessées médullaires sont généralement des hommes âgés de moins de 30 ans. Et dans 50 % de ces accidents, les victimes ont consommé de l’alcool. Les blessures causées à la suite de plongeons surviennent dans le tiers des cas dans des piscines hors-terre, un autre tiers dans les lacs et les rivières et le dernier tiers dans la mer et les piscines creusées privées.
Plonger sûrement
La Société de sauvetage, le CEBMOQ, et l’Association des paraplégiques du Québec invitent la population à profiter pleinement des joies de la baignade en évitant de plonger lorsqu’on ne connaît pas les lieux ni la profondeur de l’eau, lorsque le lieu n’est pas éclairé le soir ou lorsque l’on a consommé de l’alcool.
«Même si l’endroit est connu, il est essentiel d’en évaluer régulièrement la profondeur et de vérifier les irrégularités du fond de l’eau. Un minimum de trois mètres de profondeur est nécessaire pour qu’un plongeon soit plus sûr. Le niveau d’eau et le fond des lacs et des rivières subissent de perpétuels changements, réservant de dangereuses surprises lors du plongeon», rappelle M. Raynald Hawkins, directeur général de la Société de sauvetage. Ce dernier rappelle aussi l’importance d’éviter de consommer de l’alcool lors de la baignade. (Source: Société de sauvetage)

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