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Le plan initial relégué aux oubliettes

Projet résidentiel Viel

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Article mis en ligne le 24 juillet 2007 à 11:46
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Le plan initial relégué aux oubliettes
Entre les préoccupations des citoyens et les soucis de rentabilité des promoteurs immobiliers, le devenir du terrain de la Caisse populaire Saint-Joseph-de-Bordeaux est incertain. (Photo: Archives)
Le plan initial relégué aux oubliettes
Projet résidentiel Viel
Le conseiller de la ville Pierre Lapointe a déclaré le projet résidentiel Viel «inacceptable dans sa formulation actuelle». Il tire cette conclusion d’une réunion tenue le 12 juillet avec le Comité Viel, un regroupement de citoyens s’opposant à la construction d’un immeuble de 65 logements sur le site actuel de la Caisse populaire Saint-Joseph-de-Bordeaux.
Rappelons que les résidants du secteur adjacent à la rue Viel s’opposaient à la taille de l’édifice projeté et à sa hauteur (trois étages), de loin supérieure aux immeubles avoisinants. On s’inquiétait aussi des problèmes de circulation et de sécurité qu’une telle construction pourrait amener. Finalement, les résidants contestaient l’entorse au règlement de zonage (n’autorisant que des immeubles de trois logements ou moins pour le secteur) qui aurait été nécessaire à la nouvelle construction.
Préserver l’esprit de village
Suite à sa rencontre avec le Comité Viel, le conseiller Lapointe a déclaré avoir compris les préoccupations des résidants et s’est engagé à leur soumettre tout nouveau projet avant qu’il ne soit mis en branle. «Ce qui est ressorti, c’est qu’il existe dans le secteur entourant la Caisse Saint-Joseph-de-Bordeaux un esprit de village, et qu’on souhaite préserver cet esprit où tout est à petite échelle», relate-t-il.
Plus précisément, les membres du Comité Viel ont identifié trois types de projet auxquels ils seraient favorables. «Un projet qui ne nécessite pas la destruction de l’édifice existant, un projet qui respecte le règlement de zonage ou bien un projet à saveur municipale (un parc, une bibliothèque, un jardin communautaire) cadrerait avec notre vision», explique le porte-parole du Comité Viel, Hugo Bouchard.
Les contraintes financières
Le promoteur Jean-Louis St-Onge, qui de concert avec Claude Lachance a acquis le terrain de la Caisse populaire sous conditions, ces demandes apparaissent comme extrêmement contraignantes. «En bas de 65 unités, le projet n’est plus rentable pour un nous. Et construire un local commercial n’est pas envisageable, ce n’est pas un secteur assez intéressant commercialement», explique-t-il.

Une autre contrainte est le prix de vente de la Caisse populaire, qui semble assez figé. «Le terrain estimé à 1.2 millions $. On ne peut pas le vendre pour moins; on reste tributaire de nos 10 000 sociétaires, et pas seulement les quelques 400 membres voisins de la Caisse» souligne le directeur général de la Caisse populaire Saint-Joseph-de-Bordeaux, Pierre Poirier.

Étant donné ce coût, il semble improbable que le terrain soit récupéré par l’arrondissement ou par un organisme pour être transformé en lieu à caractère communautaire, comme le souhaite le Comité Viel.

La seule solution encore envisageable, pour M. St-Onge, est de transformer l’immeuble de la Caisse populaire en condos plutôt que de construire un nouveau bâtiment. Le promoteur regrette toutefois que les citoyens n’ait pas donné sa chance au projet, qui selon lui n’aurait pas amené plus de circulation que la Caisse n’en cause déjà.

Pour sa part, directeur-général de la Caisse populaire espère voir le dossier réglé bientôt, puisque le déménagement doit se faire dès décembre. Mais il n’en reste pas moins sensible aux préoccupations des résidants. «On souhaite l’harmonie dans ce dossier. Nous avons au sein de notre conseil d’administration des membres qui font partie de cette communauté depuis des décennies; ils ne veulent pas laisser un héritage qui ne serait pas intéressant pour le milieu», conclut M. Poirier.

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