Le stationnement situé de l'autre côté de la rue Meilleur fournira 300 places supplémentaires au besoin.
Déménagement
La grogne persiste
Près de trois semaines après l’annonce-surprise du transfert de l’ensemble des services de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville au 555 Chabanel, les protestations continuent à fuser de part et d'autre.
Sur la rue Fleury, les commerçants sont en colère. «Comment ça se fait que ça va prendre trois ans pour réaménager la promenade Fleury, mais que les sous pour le déménagement sont disponibles tout de suite?» s’interroge Giovanna Giancaspro, propriétaire d’un restaurant et représentante des commerçants.
Conseiller dans Ahuntsic-Cartierville entre 1990 et 1997, Pierre Gagnier est d’accord avec cette critique du sens des priorités de l’arrondissement. Selon lui, il n’était pas urgent de déménager les services.
«Ça fait dix ans que la clôture du terrain de soccer devant chez nous est brisée. C’est dangereux! Et les rues sont dans un état catastrophique! Où est l’argent pour régler ces problèmes?» s’exclame-t-il.
La question du stationnement
Certains ont parlé de 15 places, d’autres de 400 places, bref, il a été difficile d’avoir l’heure juste quant au stationnement autour du 555 Chabanel. Remettant les pendules à l’heure, l’agente de communication de l’arrondissement, Marie-Élaine Ladouceur, explique qu’il y aurait, en tout temps, 15 places de stationnement à l’intérieur et 15 autres à l’extérieur.
À cela s’ajoutent trois places et un débarcadère réservé aux personnes à mobilité réduite. Enfin, 300 places dans un stationnement adjacent à l’immeuble, de l’autre côté de la rue Meilleur, pourront s’ajouter au besoin à ces espaces, notamment lors des réunions du conseil et des séances de consultation.
Tous ces espaces seront gratuits pour les citoyens, et l’arrangement est valable pour toute la durée du bail. «Avec les espaces pour les vélos, une éventuelle piste cyclable et la navette d’autobus, nos bureaux seront très accessibles», affirme Mme Ladouceur.
Le débat continue
Alors que de plus en plus de citoyens manifestent leur colère face à la précipitation de l’arrondissement, ce dernier se défend d’avoir voulu imposer un projet à la population.
«On avait des plaintes depuis des années de citoyens qui trouvaient difficile de se stationner autour de nos bureaux, qui n’aimaient pas devoir aller à gauche et à droite… C’est à eux aussi que l’on répond», explique Mme Ladouceur. Elle ajoute que le projet a été présenté rapidement parce que l’on voulait mettre les choses en branle avant les vacances d’été.
Plusieurs résidants et commerçants ne sont pas encore convaincus par ces arguments. «Ce sont nos élus, mais on dirait qu’ils ne font pas grand-chose pour nous. Et quand on veut protester, on se fait tasser», estime Nicolas Landry, travailleur dans Ahuntsic-Cartierville.
En ce moment, la rue Fleury est pleine d’affiches dénonçant le projet. «On ne va pas accepter ça», lance Mme Giancaspro, déterminée à mobiliser ses concitoyens, doit-elle faire du porte-à-porte pour y arriver.