En réponse à la lettre «Un festival qui fait du bruit»
Je viens de lire la lettre de Mme Claire Villeneuve parue dans l’édition du 1 juillet. Mme Villeneuve se plaint du bruit provoqué par le festival libanais. Mme Villeneuve a sûrement raison. Il fallait régler un peu mieux la sonorisation. C’est vrai qu’en été la ville devient plus bruyante (le travail de réfection des routes et les nombreux festivals). Peut-être que c’est pour compenser avec le long silence de l’hiver. On se demande comment font ceux qui habitent dans le rayon du festival de jazz ou du festival Juste pour rire. Ils en ont pour deux mois. Le festival libanais dure, lui, trois jours et doit faire beaucoup moins de bruit que ceux du centre-ville. Je suppose que tout le monde a les autorisations requises. On peut encore protester. Mais pourquoi évoquer la question communautaire? Les Libanais n’ont pas inventé le bruit en été. Comment un si bref festival pourra-t-il contribuer «à nous faire détester plutôt qu’aimer cette communauté»? Nos relations tiennent-elles à si peu? Cela fait frémir.
Dany Laferrière