Le boulevard Laurentien délimite un secteur qui fera l’objet d’une revitalisation majeure dans les prochaines années. (Photo: Archives)
Lifting de Bordeaux-Cartierville
L’arrondissement se refait une beauté pour plaire à ses citoyens
Après des années de consultations et de nombreuses études, il semble que les choses soient enfin prêtes pour mener à bien le processus de revitalisation de l’arrondissement Bordeaux-Cartierville. La revitalisation urbaine intégrée (RUI), ainsi que le complexe aquatique, sportif et communautaire (CASC) semblent être bien lancés!
L’axe Laurentien a réellement besoin de se refaire une beauté. Le secteur est peu favorable pour les piétons, pour qui s’y balader est tout sauf une partie de plaisir. Le RUI est donc une façon de contrer l’exclusion sociale qui découle bien souvent d’une piètre qualité de vie.
Les grandes lignes du plan d’action de revitalisation urbaine intégrée, visant à améliorer le secteur, ont été dévoilées le jeudi 28 juin lors d’une conférence de presse.
Logement, transport, intégration, environnement, sécurité; rien n’a été oublié dans ce plan d’action étalé sur une période de dix ans et visant l’amélioration des conditions de vie des résidants du quartier.
Le Complexe aquatique, sportif et communautaire
Après 13 ans d’attente les citoyens de Bordeaux-Cartierville auront enfin leur centre multifonctionnel. Le CASC sera érigé sur le terrain situé à l’angle des rues Lachapelle et Louisbourg et devrait voir le jour en 2010.
«Le projet du CASC était en compétition avec un projet similaire qui devait avoir lieu dans l’arrondissement Saint-Laurent. La ville de Montréal devait donc faire un choix qui s’est finalement arrêté sur l’arrondissement de Bordeaux-Cartierville afin de développer un secteur qui en avait bien besoin», confie Noushig Éloyan, conseillère municipale et chef de l’opposition officielle au conseil municipal de la Ville de Montréal.
Manque d’argent?
Afin de réaliser ces travaux, dont les coûts sont estimés à 21 millions $, la Ville de Montréal investit 5,9 millions $, le YMCA 4,7 millions $ et le gouvernement provincial 7,4 millions $. Les initiateurs du projet attendent la part du gouvernement fédéral qui normalement suit celle du provincial. «Si ça n’était pas le cas, d’autres sources d’argent devraient être cherchée, peut-être à la ville de Montréal mais une chose est sûre et certaine, ce projet verra le jour», déclarait Mme Éloyan.