Ihab Abu Assi a déménagé à Bordeaux-Cartierville en décembre 2004. Deux ans plus tard, tout était prêt pour accueillir le reste de la famille: sa femme Sabar, sa fille Sabah et son fils Jamal. (Photo: Camille Champeval)
Place aux jeunes… familles
Rencontre avec des nouveaux résidants
Bordeaux-Cartierville compte plusieurs jeunes familles et nouveaux venus qui posent un regard neuf sur le quartier et y apportent une bouffée d’air frais. L’une d’entre elles est la famille Abu Assi-Abadi.
En décembre 2004, Ihab Abu-Assi, originaire de Palestine, quitte l’Ontario où il habitait pour venir s’installer à Bordeaux-Cartierville. «Au départ, j’ai choisi le coin pour être près du commerce que je venais d’acquérir. Je voulais être à côté du travail», explique-t-il.
Après quelques difficultés dans sa recherche de logement, Ihab a rapidement découvert les bons côtés de son voisinage. «J’ai fait la connaissance de plusieurs personnes généreuses qui m’ont beaucoup aidé; cela a rendu les choses beaucoup plus faciles», raconte-t-il.
Une fois bien établi, il a invité sa femme et ses enfants, qui vivaient en Syrie, à venir le rejoindre. Samar Abadi, Sabah (5 ans) et Jamal (3 ans) sont finalement arrivés en novembre 2006. «J’étais tellement contente d’arriver ici, de retrouver mon mari et de pouvoir élever mes enfants dans un lieu ou les droits humains sont protégés», se souvient Samar.
Les enfants se sont rapidement adaptés à leur nouveau milieu de vie, et, selon Samar, le changement est positif. «Ils sont très heureux. Sabah adore son école [Sainte-Odile] et Jamal aime beaucoup m’accompagner à la Maison des parents. Ils ont tous les deux appris le français incroyablement vite», déclare-t-elle.
Les deux gamins hochent la tête. Ils sont effectivement tranquilles, souriants et ils comprennent absolument tout ce qui se dit autour d’eux.
Ils ne sont pas les seuls à apprécier Bordeaux-Cartierville. «C’est un bon endroit pour un commerce», dit Ihab en regardant autour de lui ses nombreux clients. Le restaurateur apprécie également le multiculturalisme qui règne dans le quartier. «Il n’y a pas un seul pays qui ne soit pas représenté dans ce quartier. Je me suis fait des amis de partout au monde», s’exclame-t-il.
Samar s’est elle aussi fait beaucoup d’amis, particulièrement à la Maison des parents, où elle participe à l’heure du conte hebdomadaire, ainsi qu’au groupe de cuisine collective. «C’est un bon endroit pour apprendre le français tout en tissant des liens avec d’autres parents», affirme-t-elle.
Une seule ombre obscurcit le quartier selon Ihab. «Certains secteurs semblent être moins tranquilles et sécuritaires que d’autres. Pas loin d’ici, il y a un coin où on voit constamment des voitures de police. Alors nous le contournons, nous n’avons jamais eu de problèmes personnellement», rapporte-t-il.
Après réflexion, Ihab décrit son quartier comme l’endroit parfait pour fonder une famille. «Les loyers sont bas, il y a beaucoup de parcs, de bonnes écoles et les gens sont gentils. C’est tout ce dont on a besoin quand on fonde une famille», résume-t-il. Les Abu Assi-Abadi prêchent certainement par l’exemple, puisque Samar doit donner naissance à un troisième enfant en août.