Le Festival Libanais vise entre autres à rallier les jeunes Libanais autour de leur culture. (Photo: Jacques Pharand)
Quand le cèdre s’enracine au pays des érables
À l’heure où leur pays se trouve pris dans la tourmente, les Libanais de Montréal ont montré que leur peuple reste avant tout pacifique et ouvert les 15, 16 et 17 juin, lors de la cinquième édition du Festival Libanais, qui a battu son plein au parc Marcelin-Wilson.
Bien qu’organisé par les églises maronites St-Antoine et St-Maron, l’événement a rassemblé les Libanais de toutes confessions religieuses, des immigrants de toutes provenances et des Québécois de tous horizons.
«Le but du festival est de permettre aux familles de se rencontrer et de promouvoir la culture libanaise», explique le père Sami Farah, fondateur du Festival Libanais. Des spectacles de musique libanaise et de dabkeh (une danse traditionnelle) ont témoigné de la vitalité de cette culture. La scène a été marquée par le passage de stars libanaises telles que Tony Kiwan et Karl Wolf. Des joutes sportives et le service de plats typiques ont couronné la fête, qui a attiré au total plus de 10 000 personnes.
Le bruit et la circulation causés par cet achalandage ont d’ailleurs dérangé quelques voisins. Les organisateurs regrettent d’avoir causé ces désagréments pourtant inhérents au succès de l’événement.
Pour Sami Farah, le festival est également l’occasion d’affirmer les valeurs libanaises qu’il définit comme la persévérance, l’endurance, le partage et le sacrifice. Ce sont ces valeurs qui font que «les Libanais sont un peuple qui ne se laisse pas écraser par les difficultés, au contraire. Le festival permet de donner un souffle nouveau à la communauté.» À en juger par les trois jours de festivités, ce souffle est de ceux qui chassent les nuages!