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L’urgence du logement

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Article mis en ligne le 17 juin 2007 à 4:49
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L’urgence du logement
La construction de la coopérative Lachapelle, sur la rue Dulongpré, est entamée depuis environs deux mois. (Photo: Jacques Pharand)
L’urgence du logement
Plus de 2100 ménages attendent pour obtenir un logement social dans Ahuntsic-Cartierville seulement. La construction d’une coopérative d’habitation sur la rue Dulongpré, qui offrira des logements à loyer raisonnable, répondra en partie à cette importante demande. Mais d’autres projets du genre seront nécessaires pour combler les besoins.
Dès l’automne, 33 ménages s’installeront dans les appartements flambants neufs de la coopérative d’habitation Lachapelle. Le complexe de trois étages est en construction depuis avril, après quatre ans de démarches et de préparation.
L’argent fait le logeur
Une partie des 6 millions nécessaires à la réalisation du projet est venue du gouvernement provincial par le truchement de la Société d’habitation du Québec (SHQ) pour 1,6 millions, de la Ville de Montréal pour 500 000$ et le reste a été emprunté.
À la différence des HLM, les coopératives d’habitations ne sont pas entièrement subventionnées: seule la moitié des locataires auront la chance de ne payer que 25% de leur revenu en guise de loyer. Mais le financement du programme AccesLogis, qui rend cela possible, n’est assuré que pour cinq ans. «Après, c’est l’incertitude», admet Mme Lefrançois.

La majorité des logements accueillera des personnes seules, des couples ou des petites familles, ce qui laisse peu de place aux familles nombreuses qui abondent pourtant sur la liste d’attente. Mais un projet avec moins d’appartements plus spacieux aurait été rejeté parce qu’il n’aurait pas été rentable, selon Mme Lefrançois.
La vie de coop
L’implication dans la collectivité est un aspect essentiel de la vie en coopérative. Ainsi, les habitants (qui sont en fait co-propriétaires de l’immeuble) devront assumer certaines tâches et responsabilités en commun. «Ça va être agréable, les gens qui ont été choisis jusqu’ici sont très bien», affirme Jacqueline Poulin, future résidente et membre du conseil de la coopérative.
Cependant, l’obligation de participer à la vie collective laisse certaines personnes derrière, dont les gens éprouvant des difficultés d’intégration sociale. «Une coop, ça répond à une certaine clientèle, mais pas aux plus démunis,» déplore Mme Lefrançois. Selon elle, seuls les HLM peuvent combler les besoins de ces personnes.

Que ce soit des HLM ou des coopératives, une chose est sûre selon Mme Lefrançois, il faut plus de logements sociaux. Le contracteur, Aldo Coviello, a déjà offert d’annexer 35 logements coopératifs aux condominiums qu’il construira sur le site voisin de la coopérative. Un autre projet de 28 unités, prévu à l’intersection des rues Lachapelle et Émile-Nelligan, est présentement sous examen à la ville centrale.

D’après Mme Lefrançois, l’arrondissement Ahuntsic-Cartierville est bien sensibilisé à la problématique. Mais le temps presse toujours: «Chaque fois qu’on parvient à loger une famille, quatre autres se rajoutent sur la liste d’attente.» La coop Lachapelle est donc un petit pas dans une course qui est loin d’être terminée.

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