Dion souhaite mettre le projet du CASC de l'avant
Il y a une semaine, le gouvernement provincial a confirmé qu'il finançait le projet de Complexe aquatique, sportif et communautaire (CASC) de Cartierville. Il ne manque que la part du fédéral pour que le centre multifonctionnel se réalise dans son entité.
Le député de Saint-Laurent—Cartierville et chef du Parti libéral, Stéphane Dion, même s'il ne tient pas les rênes du pouvoir à Ottawa, compte mettre le projet de l'avant.
En janvier 2006, M. Dion avait fait la promesse, si son parti était réélu, d'aller chercher le financement requis du fédéral pour la réalisation du projet. Même si son parti n'a pas gagné les élections, que peut-il faire pour qu'un montant soit dégagé?
«Je vais essayer de trouver les bonnes portes où les intervenants pourront frapper pour obtenir le financement», a indiqué M. Dion.
Selon le député, le fait que la province, l'arrondissement et le YMCA ait fait leur part devrait encourager le gouvernement fédéral à faire la sienne.
Stéphane Dion appuie fortement le CASC, qui selon lui est un véritable projet communautaire qui est né d'une volonté de gens enracinés dans la communauté.
«La prévention de la santé, c'est important pour moi, mais le fait que des jeunes garçons dans la rue et des jeunes filles ne s'intègrent pas dans le système m'inquiète beaucoup.»
Rappelons que le gouvernement provincial a annoncé une part importante, qui s'élève à 7,4 millions $, pour la réalisation du CASC. Le coût des travaux s'élève à 21 millions $. En plus du provincial, l'arrondissement d'Ahuntsic-Cartierville investit 3 millions $ et le YMCA du Grand Montréal 4,7 millions $. La Ville de Montréal a promis un montant de 2,9 millions $ si les deux paliers de gouvernement participent au financement. Il reste à convaincre le fédéral pour combler le manque à gagner de 3 millions $.
Le 11 mai, Francine Sénécal et Claude Dauphin de la Ville de Montréal ont rencontré le sénateur et responsable de la région métropolitaine, Michael Fortier, pour lui présenter trois projets prioritaires, dont le CASC.
L'attaché politique de M. Fortier, Frédéric Baril, confirme que les responsables de la Ville de Montréal ont été rencontrés. «On les a écoutés et le dossier suit son cours.»
Crier victoire?
L'organisatrice communautaire au CLSC Bordeaux-Cartierville, Marjolaine Larocque, attend la première pelletée de terre pour crier victoire. Selon elle, cette étape devrait avoir lieu d'ici un an.
«Je suis heureuse quand même de cette annonce-là. Ça veut dire que dans la prochaine année il y a du travail concret qui va se faire pour la réalisation du CASC. Nos plans préliminaires sont tous à revoir», souligne celle qui est impliquée dans le projet depuis les débuts en 1994.
Selon cette membre du conseil d'administration du CASC, si le fédéral ne contribue pas au projet, le centre se réalise quand même, mais avec des dimensions plus petites.
Pour Louise Desormeaux, résidante de Cartierville depuis 24 ans, l'annonce du 14 mai représente une belle victoire.
«On applaudit l'annonce de la ministre, mais on n'arrête pas notre travail parce qu'il faut aller chercher le manque à gagner du fédéral», signale cette membre du conseil d'administration du complexe.
«Le fait que la population est derrière nous depuis les débuts, nous donne la force de continuer», ajoute-t-elle.