Des voisins du stationnement des employés de l'hôpital du Sacré-Cœur en ont assez des phares des automobiles qui reflètent jusque dans leurs maisons et des gaz d'échappement qui se répandent dans leurs cours arrière. (Photo: Martin Alarie)
Un stationnement qui inquiète
Des résidants de la rue Saint-Évariste à Cartierville sont insatisfaits des travaux de réaménagement nécessités par l’agrandissement du stationnement des employés de l’hôpital du Sacré-Cœur. Face à ce projet de réaménagement, qui contient déjà 295 places de stationnement, 17 voisins veulent se faire entendre.
Un Comité de vigilance a déposé aux autorités concernées une pétition réitérant leurs demandes précises.
Le projet d'agrandissement du stationnement à 768 espaces directement derrière les résidences de la rue Saint-Évariste n'a pas été retenu par l'arrondissement en 2005 à la suite de la signature d'un registre demandant la tenue d'un référendum par les résidants.
Parmi les inconvénients présents, on retrouve les phares des automobiles et les gaz d'échappement qui se répandent dans les cours voisines.
«Il n'y a rien pour bloquer les phares des automobiles le soir. L'hiver à 16h, il fait déjà noir. Les automobilistes allument leurs phares, ils font réchauffer le moteur quelques minutes et puis, ils voient tout ce qui se passe dans nos maisons», souligne Gilles Bois, résidant de la rue Saint-Évariste.
Les signataires de la pétition demandent de dégager une bande de terrain longeant la clôture mitoyenne afin de permettre un aménagement paysager. Ceux-ci souhaitent également une largeur minimum de 10 mètres entre la clôture et les places de stationnement. De plus, ils suggèrent de repeindre la clôture, qui selon eux est passablement rouillée, ou de la remplacer.
De son côté, l'hôpital est prêt à rencontrer les voisins, tout comme à l'automne avant le début des travaux concernant le drainage et l'éclairage.
Au lieu de reculer les places de stationnement de 10 mètres, le directeur des services technique de Sacré-Cœur, Gilles Loiselle, propose l'installation d'une clôture opaque accompagnée d'une barrière végétale.
«Avant toute autre chose, je privilégie une clôture en bois opaque pour ne pas qu'ils nous voient. Ceci aurait pour effet d'amener une quiétude et une intimité des deux côtés. On veut commencer par ça pour régler le problème à la source, à la frontière», indique-t-il.
«Avant de reculer nos places de stationnement de 10 mètres, il va falloir se parler. Je suis contraint par rapport à ma limite qui est une barrière végétale de 2,4 mètres à cet endroit-là. La Ville oblige peut-être de reculer de 10 mètres, mais actuellement, j'ai un droit acquis», ajoute M. Loiselle.