Animé par Varda Étienne, ce deuxième gala SOBA (Sound Of Blackness Awards) sera l’occasion de célébrer la culture noire, et ce, peu importe la couleur de la peau de l’artiste, comme l’explique l’animatrice. «Je ne crois pas que ce soit un gala exclusivement pour les Noirs et fait par les Noirs. Je veux que les gens saisissent bien cette différence. Je vous donne l’exemple de la chanteuse Florence K. Elle n’est pas issue de la communauté noire, mais elle a une influence certaine, avec sa prestance musicale et son beat jazz, sur notre communauté. C’est à ces artistes que s’adresse le gala SOBA.»
Plus de 30 candidats dans une trentaine de catégories différentes seront présents, de même qu’une centaine d’artistes invités, le soir de l’événement. Ajoutons à cela les prestations musicales de Florence K., Sylvie Desgroseilliers, Olivier Cheuwa, Carl Henry, Imposs, Empire Isis, Ti-Kabzy, Blueprint, Dupuis et Kim Richardson, de même que le salut posthume à Oscar Peterson et l’hommage musical à Normand Brathwaite.
Le lancement officiel du gala des prix SOBA, qui avait lieu le 29 janvier dernier au Lion D’or à Montréal, donnait un bel aperçu de la diversité culturelle qui influence la communauté noire.
Et pour ceux qui se questionnent à savoir si un tel événement ne va pas «ghettoïser» la culture noire et ainsi la priver d’un épanouissement auprès des autres communautés culturelles, Varda Étienne y va de cette réponse: «Ghetto? Pas du tout! Il y avait plus de Blancs que de Noirs dans la salle l’an dernier. C’est le mélange des cultures que l’on fête! Et je ne veux pas montrer personne du doigt, mais si on regarde les galas comme l’ADISQ, les catégories telles que le rap, le R&B et le jazz, des catégories prisées par la communauté noire, ne sont jamais mises de l’avant. On a donc décidé d’honorer notre propre culture et on invite tout le monde à participer à notre bel événement.»


