Tout comme 15 autres établissements secondaires de la Commission scolaire de Montréal, l'école Évangeline emboîte le pas en offrant une formation menant à l'exercice d'un métier semi-spécialisé. Cette formation s'intègre dans le nouveau parcours de formation axée sur l'emploi imposé par le ministère de l'Éducation depuis septembre. Les élèves âgés de 15 ans et n'ayant obtenu aucune unité du premier cycle en mathématiques et en français peuvent s'y inscrire. Une formation préparatoire au travail est également disponible.
D'une durée d'un an, le programme de préparation à l'exercice d'un métier semi-spécialisé repose essentiellement sur l'alternance travail-études. Les élèves inscrits sont donc deux jours à l'école et trois jours en stage.
Selon Patrice Campagna, superviseur de stage pour une trentaine d'élèves, ce programme permet de garder plus longtemps au secondaire des élèves qui se dirigent vers des métiers semi-spécialisés. «Les élèves ne sont pas tous des intellectuels, a-t-il indiqué, Le fait de vivre un succès, ça les réconcilie avec l'école.»
Le programme conduit à un certificat officiel de formation à un métier semi-spécialisé décerné par le ministère de l'Éducation. À la fin de cette formation, les élèves peuvent accéder au marché du travail, s'inscrire à l'éducation aux adultes ou réintégrer le programme régulier de troisième secondaire.
Dans le répertoire des métiers semi-spécialisés, on retrouve, entre autres, aide-pâtissier, aide-boucher, ouvrier en fabrication de produits du bois et préposé aux soins d'animaux de compagnie.
Mudassar Ahmad effectue un stage comme homme de service dans un garage. Pour le jeune homme, cette formation est positive puisqu'elle lui permet d'étudier et d'avoir la chance de faire un stage. «Ça a confirmé mon intérêt de devenir mécanicien. Je veux avoir mon diplôme de cinquième secondaire et poursuivre dans une autre école pour devenir mécanicien», a-t-il expliqué sur les lieux de son stage, au service à l'automobile du Canadian Tire du Marché central.
De son côté, Ayah Dakdouk expérimente le métier d'auxiliaire de bureau à l'organisme Concertation-Femme. Elle s'occupe, entre autres, de faire des photocopies et d'envoyer des lettres. «Cette formation nous aide à faire des choix pour plus tard», a-t-elle souligné. En septembre prochain, Ayah compte s'inscrire à l'éducation aux adultes.
À la Commission scolaire de Montréal (CSDM), la conseillère Céline Robert croit que cette formation promet. «Déjà, on remarque des jeunes réticents au départ qui après coup veulent rester parce qu'ils voient des possibilités de se développer», a-t-elle mentionné.
Mme Robert a ajouté que la CSDM a besoin de la collaboration d'employeurs. «Ce sont de précieux et essentiels partenaires dans cette formation.»
Évangeline offre une formation menant à un métier semi-spécialisé
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