M. Lachaîne est fort d'une solide expérience dans l'enseignement. Il a sillonné le Québec, mais a également exercé à Dakar, au Sénégal.
Peu surprenant, donc, que le candidat bloquiste déclare que «le français et la souveraineté du Québec [lui] ont toujours tenu à cœur», en les jugeant «indissociables».
Cette position, épousant les idées centrales du parti, est complétée par une vision des enjeux locaux.
La politique fédérale d'intégration aboutirait, selon le candidat, à une ghettoïsation, au détriment d'une intégration graduelle des immigrants à la société québécoise.
La construction de logements sociaux demeure un thème crucial. «La société centrale d'hypothèque et de logement a des surplus faramineux, qui devraient servir à la construction d'HLM pour répondre aux besoins, réels à Montréal», croit le candidat.
Autre point d'importance, les transports en commun. M. Lachaîne propose un développement des trains de banlieue sur l'île, avec le désengorgement des voies de circulation automobile dans le collimateur.
Sujet connexe, la sécurité est également évoquée, englobant tant la sécurité routière que la criminalité. Le candidat concède que le phénomène des gangs de rue reste limité dans le comté, mais la prévention reste de mise. «C'est un problème que nous devrions régler à notre manière. Le Québec est la région nord-américaine la moins touchée par la criminalité, elle doit le rester», estime le bloquiste, dont le fils a été une victime de la violence des gangs de rue. Selon lui, la réhabilitation des jeunes délinquants est primordiale, sans quoi la délinquance deviendrait un fardeau social et économique trop lourd. M. Lachaîne souligne que le fédéral n'encourage pas cette politique. Aussi, dans les cas plus graves de délinquance ou de multi-récidivisme, le candidat s'insurge contre les peines partiellement purgées, permises par exemple par la libération d'office.
Face à ses adversaires politiques, le bloquiste affirme que le projet de loi sur la clarté est un «lourd boulet que Stéphane Dion traîne à ses pieds», et soupçonne la capacité du député actuel à se mettre au service des Québécois. Il met en doute la viabilité de son projet environnemental. «Le Québec a une longueur d'avance son hydro-électricité, il faut réduire son indépendance aux énergies combustibles. L'intention est partagée par tous, mais les moyens sont discutables.»
«Notre parti tient compte des besoins du Québec», résume-t-il.
«Notre parti tient compte des besoins du Québec» - - Jacques Lachaîne, candidat du Bloc québécois


